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Archive for février, 2008

200208

février 27th, 2008 | Category: Compulsive logorrhea

Aspirés par les prises, survoltés
Sans surprise, révoltés,
Aspirations à l’emprise

Comme on part, come on, let’s go
Sur les épaves, les pavés
Qu’on arrache, creusent
Notre tombeau

Comme naguère, c’est la paix
Qui se repaît de nos guerres
Contre nous-même

Tout contre nous, on se resserre
Nous contre tous
On se ressert, un dernier verre
C’est ta tournée, général !

Encore une bombe à hydrogène
Et râleront bien les derniers en corps
Terrorisés, à défaut d’être vaporisés

Des fosses en blanc qui ont mal tourné
Semblant des yeux pour se regarder
Crever une dernière fois
L’au-di-mat.

Une dernière fois
Tousse, pas réel, c’est pareil
Tous figés, face contre terre

Farce qu’on enterre
Tu seras tout seul à creuser
Quand tout le monde sera crevé
Mon général.

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Il est 3h09 à mon horloge.

février 17th, 2008 | Category: Psychopathologies

Je pars tout à l’heure (vers 10h, je crois) pour le Maroc, pendant une semaine. Profitez-en pour lire co-work, parce que c’est important. Je vous ramènerai des photos (qui je l’espère auront une once d’intérêt). Sachez que le groupe est en train de sérieusement prendre forme et qu’il risque de m’incomber la dure tâche de faire de nouvelles paroles, peut être en français. (depuis le temps que je voulais le faire, maintenant j’ai peur de faire des horreurs..). Des photos de la répétition d’aujourd’hui ci-dessous.

dsc06387.jpg
Sed (chant + guitare) et Hugo (basse + guitare) et la boiboîte magique qui fait des merveilles, il faut bien l’avouer.

panoramique.jpg

Benoît (guitare), Amaury (guitare) et Hugo

(cliquez sur l’image pour voir en grand)

Manquent sur les photos: Gabriel (batterie) [absent] et Adrien (photos + paroles) [oui, c'est moi].

Ecoutez Kyuss aussi, parce que c’est bien.

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Co-work [10]

février 15th, 2008 | Category: Co-work,Compulsive logorrhea

 T.o.d.a.y. i.s. a. b.a.

- – - – - – - -

Il ne le sortit pas, mais je pouvais voir qu’il avait sa main sur un objet au reflet très particulier, un reflet que je connaissais presque aussi bien que le mien, celui d’un flingue. Et pas n’importe lequel. C’était l’ancienne arme fétiche de Niels, celle qu’il portait en permanence sur lui à une époque. Je pensais qu’il s’en serait débarrassé, mais sans vraiment y croire. C’était une de ces armes de film qui en imposent, de celles dont le prestige suffit à faire comprendre à celui qui se retrouvait en face qu’on avait soit affaire à un frimeur, soit à un passionné. Et Niels était tout sauf un frimeur, il prenait soin de son Magnum Desert Eagle comme s’il avait fait partie de son corps. En un sens c’était un peu le cas, sans lui, il aurait cessé de vivre il y a plusieurs années.

- Les gars, préparez-vous à sortir vite fait, je ne suis pas sûre de ce qui se passe, mais je préfère ne prendre aucun risque. Faites gaffes à vos têtes, ça va secouer un peu… maintenant.

Tirant d’un coup sec le frein à main, Laura fit pivoter un grand coup le volant, retournant ainsi la voiture au milieu d’un carrefour. J’avais posé le pied sur le sol alors que des graviers retombaient encore aux alentours, me maudissant de n’avoir pas pris d’arme sur moi, ne serais-ce qu’un canif. Une voiture déboucha de la ruelle et s’arrêta à quelques mètres, plutôt doucement, c’était assez étrange et je commençais vraiment à me demander ce qui pouvait bien se passer. Les autres étaient prêts, rien de visible, mais je savais que chacun d’entre eux ne mettrait pas plus de quelques secondes à se transformer en machine à tuer s’il le fallait. Les vieux réflexes, surtout s’ils étaient liés à la survie, seraient bien vites revenus. La portière du véhicule gris s’ouvrit, côté conducteur. Un grand type brun en sortit toussa un coup et cria :

- C’est sympa de vous être arrêtés, j’avais pas l’intention de faire la course avec vous hein, je voulais juste un renseignement.
- Quel genre de renseignement ? demanda Niels, toujours sur ses gardes.
- Eh bien, c’est à dire qu’en voyant quatre jeunes comme vous dans une voiture, dans ce coin je me suis dit que vous pourriez m’aider, je vous ai suivi pour ça en fait, il n’y a personne par ici alors je désespérais un peu et… enfin bref je me demandais si vous pouviez m’indiquer le bar l’Inferno, je sais que c’est plutôt jeune comme public et il se trouve que j’ai rendez-vous là bas mais que j’ai perdu l’adresse et le numéro de téléphone de la personne que je dois y retrouver… Je ne peux pas me permettre d’être en retard alors si vous saviez, vous me sauveriez la vie…

Nous devions tous avoir l’air perplexe parce qu’il a très vite commencé à se diriger vers sa voiture en s’excusant de nous avoir dérangés, mais Niels l’a arrêté en lui indiquant un itinéraire. Le gars l’a remercié chaleureusement et est reparti en faisant crisser ses pneus. Je soupirai un grand coup et remontai à ma place. Laura avait l’air un peu gênée, Niels semblait plutôt pressé et Pierre s’en foutait ou semblait s’en foutre, comme d’habitude.

- Il était correct ton itinéraire ?
- Tu t’en doutes non ? Tu m’avais habitué à moins de naïveté Ian, je n’ai pas la plus petite idée d’où se trouve son troquet et pour tout dire, ça ne m’intéresse pas. Au moins ce type sera reparti rassuré, c’était en quelque sorte une bonne action sur un très court terme que de lui indiquer n’importe quel chemin, à l’échelle de quelques minutes, en fait, je suis un type formidable, tu vois ?
- Question de point de vue oui, ça se tient.

Nous avions déjà fait demi-tour et nous dirigions vers ce fameux lieu sans nom qui avait tendance à m’intriguer. Laura semblait être assez au courant puisqu’elle conduisait sans carte. Au début cette façon qu’avait Niels de ne donner certaines informations qu’aux personnes concernées me hérissait, mais je m’y étais fait. Pour le moment je me réadaptais et je dois dire que j’étais un peu irrité. Ça plus le fait que je me sente vulnérable n’avait pas arrangé ma mauvaise humeur de la journée. Vraiment, je crois que j’aurais aimé dormir un peu plus. Il était a peine midi et il m’était déjà arrivé plus d’emmerdes que j’avais l’habitude d’en essuyer en quelques semaines. Décidément, j’étais mieux chez moi. Niels interrompit mes amères réflexions de façon brusque :

- Nowhere land, terminus, tous les passagers sont invités à descendre. Et on se magne, dès que cette tire est à l’arrêt. Cela dit, pas de précipitation non plus : de l’efficacité et de la discrétion, vous n’avez pas oublié ça, j’en suis sûr. Allez, go.

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Co-work [8]

février 11th, 2008 | Category: Co-work,Compulsive logorrhea

 T.o.d.a.y. i.s. a.
- – - – - – - -

- Très bien, dit Niels, bonjour Pierre, on s’échangera les amabilités après, pour l’instant tout le monde est à peu près concentré sur ce qui nous occupe. Je t’ai déjà un peu briefé à part, donc tu es au même niveau que les autres, normalement ça devrait aller. Des objections, vous autres ?

Bien entendu, il n’y avait pas d’objections. Niels avait toujours été notre coordinateur, je n’irais pas jusqu’à dire « chef », mais c’était tout comme. Il avait toujours tenu à ce qu’on écoute attentivement ce qu’il avait à nous dire, étant donné qu’il détestait se répéter et qu’il n’hésitait pas à nous faire payer cher nos fautes d’inattention. J’ai gardé sous forme d’une balafre au cou un souvenir plutôt vivace d’une fois où j’avais eu le malheur de me planter complètement d’objectif. Ça n’avait pas été grave, mais Niels tenait aux principes, et je savais maintenant qu’on ne pouvait pas jouer avec ce genre de choses.

- Nous avons donc plusieurs problèmes, mais rien de grave, si on s’y prend bien. Ce qui sera grave, ce seront les conséquences si l’un d’entre vous merde, parce qu’on ne peut strictement pas se permettre d’avoir la moindre faille. Vous pouvez être blessés, sérieusement, mais vous n’avez pas le droit de dévier de notre objectif. Je ne vous fais pas l’affront de vous demander si c’est clair, ça doit l’être de toute façon. Il y a donc que notre grand ami Ralph que Laura ici présente n’a pas encore le bonheur de connaître en a après nous. D’après mes, ou plutôt ma seule et unique source, il est en ce moment même en train de rassembler les restes de sa bande dans le but de déclencher une sorte de vendetta contre nous. Heureusement, cela prend du temps car tous ces abrutis sont dispersés un peu partout, mais il finira par y arriver. Etant donné les moyens dont il dispose, il va nous falloir être assez prudents. Je sais que cette ville est loin d’être le Far-West, mais ce n’est pas ça qui l’empêchera de nous faire massacrer dans la rue s’il en a l’occasion. De toute façon il est systématiquement jugé comme n’étant pas maître de ses actes à chacun de ses procès. Mais vous êtes au courant, n’est-ce pas. Maintenant, veuillez m’excuser un instant, je reviens.

Il était sorti de la pièce, manifestement pour aller prendre quelque chose dans la chambre. Personne ne semblait vouloir ouvrir la bouche entre nous trois, mais finalement Pierre a brisé le silence :

- J’espère qu’il a un plan qui en vaut la peine et qu’il ne va pas passer son temps à forniquer avec des tueuses à gage…

En disant cela, il avait eu un léger regard en coin vers Laura. Elle s’est contentée de poser sa bière et de le regarder droit dans les yeux en déclarant :

- Si tu refais une seule remarque de ce genre, tu risques bien de ne plus pouvoir forniquer de toute ta pathétique existence, que ce soit avec des tueuses à gages comme tu dis, ou avec ta propre main droite, sombre crétin.
- On dirait bien que certaines personnes ici sont un peu imperméables à l’ironie. Très bien, mais n’oublie pas que si tu portes atteinte à mon intégrité physique, cela risque bien d’être la dernière chose que tu auras faite avant d’aller cramer en enfer.
- Bien, maintenant que tout est clair, ça ne vous dérangerait pas d’arrêter un peu vos conneries vous deux, je ne crois pas que Niels…
- On parle de moi ?

Niels était rentré silencieusement, tenant dans ses mains plusieurs cartes, un marqueur et un rouleau de papier blanc, du type de celui qu’on utilise dans les conférences. Il nous regardait, attendant une réponse, mais sachant très bien qu’il n’y en aurait pas. Il posa tout son fourbi par terre et accrocha un large bandeau de papier sur le mur.

- Ce rond que je trace, sur la gauche, c’est nous, à l’endroit où nous sommes. Nous n’allons pas rester ici, nous allons partir (il trace une grande flèche) là. Cet endroit n’a pas de nom, il n’est même pas indiqué sur les foutues cartes que je vous ai fourni. Et pourtant ce sont les cartes les plus précises que vous pourrez trouver de ce coin là. Il se trouve que c’est parfait, nous pourrons procéder à tous les arrangements que nous voudrons ici. Et le plus beau c’est que nous allons pouvoir foutre une sacrée raclée à cette bande de merdeux ensuite.

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Inside -[ebauche

février 11th, 2008 | Category: Compulsive logorrhea

eyes

 

You were driving around, flying away with all lights on, as if you were wearing your heart on the right side. Everytime you blew off my fragile mind, and there were pieces of myself…
Inside

[r:
Always look
Always show
Always search
And always go
Always live
Always die
Always doubt
And always try

Inside x7]
Inside of you

Sharpened, no time to go. Fight son, all is, all is so slow and I will never again, oh no, I won’t lose in this game. ‘Cause it’s all now, and now is forever…
Inside

[r]

Inside of us

Let go, all is over, raindrops and snow, I’ll remember. Empty spaces in the water. Carry me on, I’m on fire. Or I think so. Don’t know either if all is real…
Inside

[r]

Inside of me

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« Hey man, look at me rocking now, I’m on the radio »

février 08th, 2008 | Category: Psychopathologies

J’ai décidé de mettre un peu de moi dans cet article…

radio

Bon, ok, c’est naze, mais avouez que ça en jette « là tu vois, c’est mes poumons, eh ouais, baby, je sais qu’ils sont mignons comme tout ».

Et sinon, pour ceux qui ne connaissent pas:

Et le premier qui trouve de quelle chanson proviennent les paroles constituant le titre de cet article (et un très subtil jeu de mot) gagne un chocopimousse.

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