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Archive for avril, 2008

Anamorphose éphémère

avril 30th, 2008 | Category: Extraversion

Non, ce titre n’est pas celui d’un poème, il résume simplement une partie du travail de Kurt Wenner, un street painter dont la spécialité est de dessiner des oeuvres donnant un effet tridimensionnel (par anamorphose) sur le sol, à la craie. Cela suppose donc qu’elles disparaissent à la moindre pluie et qu’elles ne sont, de plus, visibles correctement que sous un certain angle (ce qui augmente nettement la difficulté de réalisation, à mon avis).

Pour parler familièrement: ça troue le cul.

Des exemples (re-découvert via lelombrik).
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Look elsewhere

avril 28th, 2008 | Category: Compulsive logorrhea

With myself on the streets
Walking, all alone, looking
At the pavement

No one, no one ever expected
Me to come

And so I was there in the station
Empty spaces
Human beings, just a crowd

Was I looking for your face
Looking for a place
My eyes in a spin and my head
On the ground

Minutes were frozen
While my hands were shaking
Trying to catch

Someone, someone that existed
For me now

But you were, on the other side
Too far from
Real world, mine

Just look elsewhere

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10 trucs que je fais tous les matins.

avril 10th, 2008 | Category: Delirium tremens

Cette chaîne me vient de l’autre affreux poney et je ne la passe à personne, parce que j’ai une éthique, moi.

  • 1. Mon radio réveil sonne, en mode « snooze », c’est à dire qu’il produit un BIPBIPBIP à réveiller un mort sourd enterré 200m sous terre dans un cercueil en plomb. Premier geste du matin : j’écrase ledit radio réveil un grand coup, balançant au passage Le vieil homme et la mer d’Hemingway par terre (oui, il faut savoir que j’utilise ce bouquin pour cacher la lumière produite par cette engeance, ce foutu livre ne méritant à mes yeux pas meilleur sort que celui de se prendre une droite tous les matins).
  • 2. Je me rendors et me refais réveiller (normalement) 9 minutes plus tard par le même objet de malheur (toujours en mode snooze, mais plus violent, parce que le livre atténuait un peu cette ignominie sans nom), sauf quand il ne re-sonne pas, me foutant à la bourre, mais ça n’est qu’un détail. Je l’éteins et légumise tranquillement jusqu’à ce qu’il me reste environ 30min avant de partir. (Sachant que la première sonnerie est environ 1h avant que je parte, calculez vous-même mon temps de réveil).
  • 3. J’ouvre mes volets, prends quelques affaires propres (qui en ont l’air en tout cas) et me dirige vers la douche. Mes choix vestimentaires prennent en moyenne 15s, je suis très pragmatique (et ait une garde robe interchangeable, la feinte).
  • 4. Je me douche en 20min plus ou moins (et souvent plus que moins), à l’eau bouillante (j’aime faire cuire mes pâtes avec l’eau de ma douche) et paresse longtemps sous le jet pour me réveiller un tant soit peu (et je ne fais pas de choses que la morale chrétienne réprouve sous la douche, ceci étant précisé afin de casser un tant soi peu ce mythe sur les jeunes hommes se douchant).
  • 5. S’il me reste plus de trois minutes je mange deux yaourts (après être sorti de la douche et habillé, sinon c’est plus compliqué), dans l’autre cas, j’embarque un paquet de barres de céréales et passe à l’étape 6.
  • 6. Je prends mon sac, enfile mes affreuses Vans à lacets bicolores et sors dans la rue (en marchant vite, car il ne faudrait pas louper l’étape 7).
  • 7. Je rate mon tram, environ au milieu de ma rue. (merci Murphy)
  • 8. J’entre dans le tram suivant (plein) en mode zombie (c’est à dire plongé dans le brouillard de mes pensées, en évitant de trop regarder autour de moi la foule menaçante et sanguinaire qui ne cherche qu’à me faire la peau).
  • 9. J’arrive à la moitié de mon trajet, enfile mes écouteurs (dans les oreilles) et m’assois (le tram s’est vidé), toujours en mode zombie (même si la foule est moins consistante, de toute façon je ne m’en rends pas encore trop compte).
  • 10. Je sors du tram, prends le mauvais bus sur la liste des 7 lignes disponibles (c’est à dire celui qui est déjà là, parce qu’il existe une chance infime qu’il ne reste pas à attendre 7 minutes), voit passer 3 autres bus qui partaient avant mais qui n’e sont arrivés qu’après le mien, et arrive finalement pile à l’heure à l’école (en marchant vite), à peine sorti de mon fameux mode zombie (la foule de l’école étant moins sanguinaire et mon cerveau moins embrumé).
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Le retour au sol

avril 09th, 2008 | Category: Compulsive logorrhea

Il, c’était moi. Marcher peut-être ; marche encore. En silence. Tout le long de mes pas qui précèdent chaque fois cet instant minuscule où le sol heurte sa peau. Et un de plus alors, les picotements du froid qui remontent, mordant avec délicatesse. Encore un, sur l’arête qui continue sans cesse, limite entre les morsures et la légèreté, entre la lourdeur et délicatesse.

La chute, l’apesanteur temporaire.

La ligne, la gravité infinie.

La ligne s’enroulait sur elle même, il la suivait toujours un pas après l’autre. En même temps il relatait ; j’étais ce il, mon histoire et la sienne. Il noircissait toujours, marchant sans même prêter attention au reste. Jusqu’à ce

La chute
L’apesanteur puis

.

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