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Archive for avril, 2009

L’envers c’est les autres

avril 25th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

C’est toujours face au désert que l’on perd ce qui nous transporte. Que l’on s’opère comme par magie, qu’on se repère dans les multiples. Perdu en mer, sans terre ni père, sans rien y voir, sans même y croire. On désespère puis on se terre, pour se taire.
Encore.
Parfois en face, l’effet s’efface. Sans trop en faire l’enfer enferme et ça ne sert plus à rien puisque, à tout prendre, on prolifère.

Dans une phrase. Une pluie de fer, de mots amers et morts pour toi.
Comme un cycle qui se referme et ouvre ses chairs. Sans rien y voir.

C’est trop facile de croire. Et c’est trop cru de dire que c’était facile.

Je vacille.

Et rien n’est simple.

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Co-work [12]

avril 17th, 2009 | Category: Co-work,Compulsive logorrhea

T.o.d.a.y. i.s. a. b.a.d.d

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- Une tapette avec des couilles plus grosses que ta tête, ma chère, dis-je quasiment instinctivement.

Je ne savais pas vraiment pourquoi mais même la présence de ces armes en surnombre n’arrivaient pas franchement à me rassurer. Pour tout dire je ne savais toujours pas pourquoi j’avais pu considérer que rester chez moi n’était pas la bonne option ce matin. Parce qu’elle me semblait foutrement attrayante à présent. Laura ne releva même pas, continuant à jouer avec son engin de destruction, vissant et dévissant le silencieux. Pierre quant à lui se saisit négligemment du fusil assaut, comme s’il venait en fait de le laisser là.

- Depuis le temps que tu m’as emprunté ce truc, Niels, j’en aurais presque oublié l’existence, tu ne l’as pas abîmé au moins? En tout cas ça fait plaisir de le retrouver.

Ben voyons, Pierre qui éprouve du plaisir? Mais on aura tout vu aujourd’hui. En plus il n’y avait même pas de fusil à pompe dans cet arsenal. Monde de merde.

- Tu cherches ton Benelli adoré, j’imagine, me dit Niels avec douceur.
- C’est cela même, tu l’aurais pas planqué juste pour m’ennuyer, toi ?
- Pas exactement, je n’ai jamais dit que tout l’arsenal était là, ici ce n’est que le « buffet », avec un assortiment de vos friandises préférées si l’on puis dire. Je dois avouer que comme je ne savais pas si tu jetterais ton dévolu sur une paire de flingues ou un shotgun, j’ai laissé ceux-ci dans l’armoire.

En finissant cette phrase, il désigna alors un des murs qui, effectivement comportait deux ronds dont on pouvait supposer qu’ils correspondaient à deux poignées de portes. Je me fustigeai mentalement de n’avoir rien vu en entrant, ce qui était une erreur grotesque liée à mon stress. Je suis allé ouvrir directement, dévoilant un râtelier qui, s’il n’était pas franchement imposant, n’en était pas moins d’une taille tout à fait respectable. Il contenait principalement des fusils à pompe mais aussi quelques mitraillettes de type UZI, avec lesquelles je n’avais aucune expérience. Sur le sol trônait une MG249, arme rêvée d’An qui n’avait jamais pu en posséder faute de moyens. Elle semblait être là en hommage à celui-ci, bien que je soupçonne un autre motif nettement moins agréable. Mais je ne comptais pas ouvrir les hostilités à ce moment, j’étais bien trop satisfait de retrouver mon Benelli pour l’instant. Je suis revenu au milieu de la pièce, où tout le monde avait eu le temps de s’équiper. Niels leva les mains, indiquant qu’il demandait toute notre attention.

- Je vois que chacun a trouvé son bonheur ici. Nous allons à présent nous rendre sur le champ de tir. Je ne compte pas vous mettre à l’épreuve, je veux juste que vous vous sentiez de nouveau en phase avec votre arme, histoire de pouvoir donner votre maximum si besoin est sans problèmes inutiles liés à un manque de préparation. Après ça vous irez dans une chambre qui vous sera individuellement désignée. Je refuse de transiger vis à vis de ça, que les choses soient claires, d’ailleurs Laura aussi dormira à part, au cas où quelqu’un ose se poser la question. Evidemment, vous aurez mangé entre temps et eu le temps de prendre une douche dans la salle prévue à cet effet. S’il y a des questions, qu’on les pose tout de suite, j’ai encore une info importante à vous donner avant de partir.

Personne n’esquissa de réelle réaction. Pierre avait eu le temps de démonter et remonter son arme les yeux fermés pendant ce discours, chose qui ne laissait pas grand doute quand à la persistance de ses réflexes. Laura avait à peine levé un sourcil quand Niels avait lâché sa phrase sur les chambres seules et moi, eh bien, je n’en avais plus grand chose à cirer, je me laissais porter par le mouvement. Pour l’instant.

- Très bien mes loulous, je vois que vous commencez à saisir l’esprit de la journée. Maintenant c’est l’heure du goûter, oasis et snickers pour tout le monde!

Il sortit donc tout naturellement des barres de concentré nutritif et des boissons énergisantes d’un des tiroirs de la table. Une de chaque par personne. Décidemment, tout était prévu, à Nowhere Land. Pour un peu, on se serait cru en colonies de vacances. Un gros peu, j’admets, mais tout de même. Chacun prit sa part et commença à manger. Une fois les denrées englouties, Niels nous fit signe de le suivre.

Le champ de tir était situé dans un autre étage. Le troisième, si j’avais bien compté. Et visiblement, il en occupait une partie assez importante, nous étions arrivés sur une plateforme qui surplombait la zone proprement dite, ce qui donnait un bon aperçu de la chose. Rien n’avait été oublié, cibles mouvantes, statiques et décors urbains reconstitués. J’étais assez impressionné, il fallait l’admettre. Niels nous dit alors que nous n’avions qu’à suivre les flèches. Et il partit devant, son flingue à la main, chopant au passage quelques chargeurs sur une table. Il descendit une échelle et passa une porte qui se ferma derrière lui. Un panneau à côté de cette porte passa immédiatement au rouge. Il affichait précédemment une flèche verte. Pas besoin d’avoir fait Polytechnique pour piger le principe. Celui qui avait conçu cet endroit était vraiment un acharné, mais il aimait le travail bien fait, et ce n’était pas pour me déplaire. Ceci dit, cela me faisait un indice de plus pour dire que Niels n’était pas seul derrière tout ça. Sinon il ne se serait pas donné la peine de passer devant. Quelque chose me disait même que lui non plus n’était pas forcément totalement briefé. Et le fait qu’il puisse manquer des éléments à Niels, ce n’était pas franchement quelque chose de rassurant.

- Bon les glandus, moi j’y vais, lâcha Laura.

La flèche était effectivement de nouveau passée au vert, mais Pierre était trop absorbé par la contemplation du parcours de Niels pour s’en apercevoir. Je ne m’en étais même pas rendu compte, tellement le vide que j’avais fait dans mon esprit était grand. Encore un vieux réflexe qui revenait, je suppose. Penser à autre chose peut aider à mieux réussir ce genre d’épreuve. C’est quelque chose que j’avais appris à mes dépends bien trop tard mais qui depuis ne m’avait plus quitté. Soit. Qu’elle passe. Nous y passerons tous, de toute façon. Et je ne pus m’empêcher d’esquisser un sourire en pensant cela.

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Du nouveau

avril 16th, 2009 | Category: Extraversion

Elizabeth III a posté une nouvelle chanson sur leur myspace. C’est beau, c’est chaud, c’est disco ça s’appelle « Above », certains connaissent une vieille version. Je peux vous certifier que c’est mieux. Et le nouveau layout du myspace a la classe, il est fait par l’affreux pROCK. Pour y aller, suivez le patapon.

yodlahi

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Oh, un signe à trois têtes.

avril 14th, 2009 | Category: Psychopathologies

Reflection HDR

Je tuerais pour voir comme ça en permanence.

Et à part ça vous pouvez aussi voir d’autres photos en HDR ici, , un peu plus à gauche, de ce côté et aussi à cet endroit. Vous seriez gentils tout plein si vous me donniez vos avis.

Sinon, bientôt du Elisabeth III tout beau tout neuf en ligne, et la gloire à la clé. Je vais peut être faire partie d’un groupe de Stoner (yeah!) et Co-work reprendra peut être bientôt. Peut être.

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Dead Man On The Moon

avril 04th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

It’s been a long time now since I left the earth
Crawling through the void, breathing in the light
Burning in the night
I thought I had lost control

Dead man on the moon
Looking to the space
Seeing where he came from
With his empty eyes

Fingers in the dust
In this lunar place
No wind on his bones
No clouds and no skies

I’ve been fueled by my madness
Gone too far to be followed
I wanted to be the best
I’m so high, but I’m so cold

It’s better not to travel with me
Nor on the earth
Not to the moon
Because no one will rescue you
On the side of my road
‘Cause nobody goes where it goes

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Idées de citrouilles peintes!

avril 02nd, 2009 | Category: Psychopathologies

Vous vous souvenez de ça? Eh bien on dirait que les robots spammeurs autistes s’amusent à passer par ici étant donné que j’ai encore reçu quelque chose dans le même style récemment. Sauf que ça parle de citrouilles. Enfin, pas seulement, je vous laisse juger… Je crois que ma préférée est tout de même cette phrase : « Jones éducateurs idées ont peint des dizaines de potiron à la cupidité ! », je ne sais pas pourquoi, mais on dirait que ça vient du cœur.

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