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Archive for septembre, 2009

L’absurde nuit du cinéma fantastique au Katorza.

septembre 27th, 2009 | Category: Extraversion

Hier soir j’ai eu l’immense bonheur d’assister en compagnie des compères pROCK et Serious DD à l’évènement cité dans le titre ci-dessus, dernière partie de l’absurde festival (du 23 au 26 septembre). Pour résumer la chose : 4 films + petit dèj (à 2h du mat’) + boissons, le tout pour 14 euros. Comme l’organisateur l’a précisé dès le début la tradition de ce genre de séance avait été conservée, il y aurait donc une avant première, un inédit et une merde. Enfin, en l’occurrence, deux avant premières.

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Au départ j’ai bien cru que je n’irais pas étant donné que personne ne répondait par l’affirmative à mes propositions. Mais finalement quoi de mieux que deux Stupidmen pour m’accompagner dans cette nocturne déchéance? L’ambiance générale était plutôt bon enfant, le public applaudissant les scènes d’actions ridicules ou non, les commentaires fusaient dans la bonne humeur sans non plus gâcher les films (bon, avouons-le, ça aurait été dur par moments). Bref des projections décontractées bien loin de l’ambiance guindée habituelle des cinémas « normaux ». Autant dire que je réitèrerai l’expérience quand j’en aurai l’occasion.

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• Les films :

(tout ça provient du site du festival) Après la  description je met mon avis derrière le « > ».

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THE DESCENT PART 2

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Grande-Bretagne. 2009. Int – 16 ans

Un film de John Harris ( » Eden lake « )

EN AVANT-PREMIERE, (sortie en France le 17 octobre)

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Rescapée de l’expédition spéléologique de « The Descent « , Sarah émerge seule des grottes des Appalaches, traumatisée par les événements. 24 heures plus tard, le shérif local l’oblige à redescendre sous terre afin de guider l’équipe de secours qui cherche désespérément ses cinq amies disparues. Alors que le groupe s’enfonce dans les profondeurs, Sarah commence à réaliser toute l’horreur de cette mission. Le danger qui les guette, tapis dans les ténèbres de la grotte, est encore plus féroce que celui auquel Sarah a survécu…

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> Le seul film dont j’avais entendu parler avant (à cause de son prédécesseur que je n’ai cependant pas vu). Au final c’est celui qui m’a le plus déçu, assez répétitif malgré des mises à mort très imaginatives par moments. Quelques scènes flippantes, mais énormément de passages totalement illisibles où la caméra ne fait que de bouger à pleine vitesse sans qu’on y comprenne grand chose. J’imagine que ça a pour but d’accentuer l’oppression, mais ça fatigue surtout les yeux. Les décors sont plus que minimalistes, éclairés à la torche, autant dire qu’on ne voit pas grand chose. Et les monstres sont des Gollum qui poussent des cris de Nazguls, aveugles et sanguinaires. Bref pas super folichon, d’autant que la majorité des acteurs joue mal. Mentions spéciales à la perceuse et au coup de pelle final qui, je n’avoue, prend tout le monde de court. Ne me dites pas que je vous ai spoilé la fin. Vous n’irez pas voir ce film quand il sortira. Non, vraiment.

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GRACE

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USA. 2009; Int – 16 ans

Un film de Paul Saulet

EN AVANT-PREMIERE, (sortie en France 1er trimestre 2010)

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Madeline est une jeune femme mariée qui rêve d’avoir un bébé.

Après quelques essais infructueux, elle arrive enfin presqu’au terme de sa grossesse quand un terrible accident de voiture tue à la fois son mari et son bébé. Madeline refusant le diagnostic décide de mener sa grossesse à terme pour pouvoir accoucher naturellement de son bébé.

A la naissance, et contre toute attente, le bébé se met miraculeusement à respirer…

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> Assurément le film le plus malsain de la soirée. Le jeu d’acteur est assez bon, le scénario n’est pas des plus évolués tout en restant correct et au final ça tient bien la route. J’ai eu l’occasion de me rendre compte que les cris du bébé étaient quasiment la chose qui me perturbait le plus dans cette histoire (alors qu’il crie comme un bébé lambda, ce petit monstre). Au final on est mal a l’aise pendant une bonne partie de la projection, ce qui est l’objectif visé. Well Done.

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FEED

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Australie. 2005. Int – 16 ans

Un film de Brett Leonard (Le cobaye)

UNE COMEDIE DERANGEE, GORE, DRÔLE, GERBANTE, DEGUEULASSE, GENIALE !!

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Deux policiers australiens enquêtent sur un site internet proposant de visualiser certains actes pervers, notamment une forme de relation sado-masochiste entre un ravisseur qui gave sa victime pour la faire devenir obèse, jusqu’à la tuer.

Plus les recherches avancent, plus l’agent Philip Jackson voit son passé ressurgir et sa vie de couple se désintégrer. Un film  » poids lourd  » drôle et sordide en même temps.

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> Ce film avait clairement le potentiel d’être le plus gênant de la soirée, mais au final, même s’il est franchement glauque et gore par moments, il possède trop d’aspects ridicules pour être pris au sérieux. C’est une comédie d’horreur, certes, mais certains éléments ne sont pas franchement volontaires. Tout d’abord c’est globalement mal filmé et certains choix esthétiques (filtre bleu et filtre jaune… argh.) sont tout simplement malvenus. Ensuite les doublages québecois étaient  atroces (bon, ça, ce n’est pas la faute du réalisateur, mais quand bien même). Et pour finir… en français (enfin, québecois) ce film s’appelle « Morbide » ce qui est simplement ridicule. Ajoutez à ça que le personnage principal souffre d’un abominable manque de charisme et qu’il n’est absolument pas convaincant et vous avez un bon aperçu du problème. Mais ça ne s’arrête pas là puisque l’histoire, qui ne tient d’ailleurs que par deux bouts de ficelles, se perd dans des scènes de dialogues inutiles, risibles et surtout… interminables. C’est dommage, car Feed avait clairement un bon potentiel. On notera toutefois comme point positif quelque répliques totalement cultes et un méchant plutôt convaincant qui relève un peu le niveau.

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EVIL ALIENS

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Grande-Bretagne. 2005. Int – 16 ans

Un film de Jack West

UNE COMEDIE, GORE, S-F, EPOUVANTE, ACTION, SERIE Z

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Entourée d’une bande d’excentriques, dont une donzelle sexy, un geek boutonneux et un hurluberlu, une journaliste se rend dans une région isolée de Grande-Bretagne pour enquêter sur une grossesse dont la paternité pourrait revenir à des aliens.

Ces derniers transforment rapidement cette investigation en un combat aussi sanglant que réjouissant.

Violence grotesque et dérives burlesques justifieront de nombreux éclats de rire, faute de réels frissons…

Pas de doutes EVIL ALIENS est bel et bien une sympathique merde aussi fauchée que généreuse, bourrée jusqu’à la gueule d’effets spéciaux foireux et de scènes trash qui bien que peu convaincantes ne manquent pas d’originalité.

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> Alors, tout est dit dans la description, on a affaire à du nanar de compèt’, à une merveilleuse daube réjouissante et décomplexée, bref, c’est absolument grandiose. Évidemment c’est parfois un peu poussif et on pourrait croire que la moitié du film a été montée et réalisée par des stagiaires (et quand je dis ça c’est l’impression d’être plus proche de la réalité que ce que j’aimerais, mais passons), mais on s’amuse vraiment beaucoup devant ce cocktail d’acteurs improbables, de scènes absurdes et de répliques en carton-pâte (tout comme le vaisseau alien, au passage). Je ne peux résister à la tentation de vous faire partager une des meilleures scènes du film (et du cinéma de mauvais goût) juste en dessous. Cela vous donnera peut être envie de le voir.

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Pour conclure, je dirais que cette première soirée passée sous le signe de l’absurde séance du Katorza ne sera probablement pas la dernière. Ce fut un excellent souvenir et j’invite les nantais qui me lisent à venir un de ces jeudis. Pour les non nantais, je sais que le concept s’est notamment exporté à Rouen, Bordeaux et chez ces bouseux de parisiens (ah, ah). Bref, n’hésitez pas. Et que vivent les moissonneuses-batteuses, bordel.

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Aujourd’hui, le patapon

septembre 25th, 2009 | Category: Delirium tremens

est toujours au dessus de la machine à laver, dans le ciel, au dessus de la main. Vous croyez quoi, franchement? (on clique dessus pour voir).

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Ah oui, le bonhomme à gauche, c’est moi.

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Remaining Light*

septembre 17th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Mon humeur est nitroglycérine. Je ne sais même pas pourquoi je me lance à pleine vitesse dans les murs. Ma cargaison m’a toujours tiré vers l’arrière et je ne me comprends même pas. Je poursuis des rêves étranges, je m’enflamme pour un rien, quelques étincelles manquantes qui m’ont fait défaut mais qui ont suffit à brûler la terre.

Aussi loin que je regarde s’étale un paysage morne et des bornes kilométriques. Je ne balance pas de cailloux dans le vide mais c’est tout comme. Ma cible n’est pas celle que je crois et les mensonges m’ont noyé. Je nage toujours, depuis trop longtemps j’ai oublié le parfum de la mer, j’ai trop bu la tasse, je ne peux même plus couler, j’ai appris à respirer sous l’eau. Je ne vis qu’à petit feu, sans oxygène pour brûler les étapes que j’aimerai plus courtes.

Marcher encore. Sans but sur une route sans direction, au fond d’un lac à peine salé. La turbidité m’empêche de voir où je vais et je bute toujours sur le même rocher. Encore, encore et encore. Les châteaux de sables ibériques ne tiennent que sur la plage, sous l’eau rien n’est stable, le chant des baleines qui ne savent pas non plus ce qu’elles font là me tire parfois de ma torpeur.

.n’en peux plus de jouer le Je

*God Is An Astronaut

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Just a thought (Gnarls Barkley)

septembre 12th, 2009 | Category: Psychopathologies

All I want is your understanding
As in the small light of affection
Why is this my life?
Is almost everybody’s question

And I’ll try
Everything but suicide
But it’s crossed my mind

I prefer peace
Wouldn’t have to have one worldly possession
But essentially im an animal
So just what do i do with all the aggression?

Well I’ll try
Everything but suicide
But it’s crossed my mind

Life is a one way street, aint it?
If you could paint it
I’d draw myself goin’ in the right direction
so i go all the way like I really really but the truth is
I’m only guessing

And I try
Everything but suicide
Oh but it’s crossed my mind
Just a thought

It’s even dark in the daytime
It’s not just good, its great depressin
When i was lost i even found myself
Lookin’ in the gun’s direction

And so I tried
Everything but suicide
But yes, its crossed my mind
…But im fine

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Co-work [14]

septembre 09th, 2009 | Category: Co-work,Compulsive logorrhea

T.o.d.a.y. i.s. a. b.a.d. d.a.y

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Après l’entrainement, tout le monde semblait pas mal claqué. Niels sous indiqua où trouver à boire et à manger. Même topo que tout à l’heure, il allait falloir s’habituer aux rations de survie, et probablement à un paquet de petites surprises que nous n’avions même pas encore eu le loisir d’imaginer. Tout le monde se taisait en mangeant, l’esprit probablement occupé à assimiler ce que signifiait pour l’instant Nowhere Land. Et je dois dire que je n’en avais pas non plus une idée très précise. Quelque chose clochait, ça c’était certain, mais impossible de réellement tirer de conclusion à ce stade des opérations. Je gambergeais pas mal quand Pierre brisa le silence :

- Bon c’est pas tout ça mais il commence à se faire tard, j’irais bien me pieuter parce que sinon je sens que je vais perdre mon sang froid.

Une chose était sûre, c’est que personne n’avait envie que ça arrive. Laura ne savait probablement pas encore ce que cela pouvait signifier, mais il valait mieux pour tout le monde que Pierre reste placide. J’attendais de ce fait avec une certaine curiosité la réponse de Niels, qui n’a pas tardé :

- Bien entendu, Pierre, j’allais justement vous indiquer vos chambres. Suivez-moi.

Encore des couloirs blancs sans indications, à croire qu’il fallait apprendre le plan de cet endroit par cœur. Au bout de quelques mètres, une rangée de portes est apparue devant nous. Niels nous fit signe de nous arrêter.

- Ma chambre est la n°1, celle de Laura la n°2, toi Ian tu prendras la n°4 et Pierre la n°5. Vous ne voulez pas savoir qui est dans la chambre n°3 pour l’instant, donc elle n’existe pas. Il n’y a pas de clé, tout fonctionne par système biométrique, ce qui signifie que vous n’avez pas intérêt à perdre vos mains, mes loulous. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, si vous avez une question ou autre… démerdez-vous. Je veux dormir en paix. On se retrouve ici demain à 7h. Si vous avez une panne de réveil j’ai un joli bouton qui fait sonner une alarme dans toutes les chambres. Mais nous n’en arriverons pas là, n’est ce pas ? Sur ce, je vous laisse entrer en contact avec votre nouvel environnement. A demain.

Evidemment personne n’avait rien à ajouter. Ou tout du moins pas tout de suite pour ma part. Le lecteur d’empreintes digitales était situé directement sur la poignée de porte. Ingénieux mais hors de prix. Même si plus rien n’aurait du m’étonner ici je ne pouvais m’empêcher de me poser des questions. Trop de questions, j’en avais presque mal à la tête.
La porte s’est ouverte avec un léger cliquètement, mais j’ai pu sentir son poids. Blindage, et conséquent qui plus est. La question aurait été de savoir si c’était pour se protéger de l’intérieur ou de l’extérieur. Je n’étais pas certain de vouloir savoir, comme aurait dit Niels. Je trouvai l’interrupteur facilement et ce qu’il me révéla n’avait rien de bien exotique ici.
La pièce était blanche, du sol au plafond, éclairée par des néons. Bref, à l’image du reste du bâtiment. Un lit dans un coin, une chaise en métal relativement spartiate, un bureau minimaliste et une armoire du type de celles de tout à l’heure, dont seuls dépassaient les deux boutons de porte.

- Ils auraient au moins pu mettre une playstation…

J’avais parlé tout seul, sale habitude. Décidément ces années passées à l’écart de tout ne m’avaient pas fait que du bien. Je décidai d’explorer plus avant la chambre, à commencer par l’armoire.
Elle contenait principalement des tenues de combat urbain et le matériel qui allait avec ; couteau, lampe de poche, lunettes infrarouges et thermiques, cordes de rappel, et le tutti quanti. On sentait que Niels avait du faire une partie des courses lui-même, tout ça lui ressemblait beaucoup. Mais il n’était pas temps de songer à se refaire une beauté. Je me suis donc intéressé aux tiroirs du bureau, qui n’avaient pas l’air d’être là pour la déco. Et je ne m’étais pas planté sur ce point.

Le premier tiroir contenait simplement un papier plié en deux. Son contenu, assez succinct était relativement intrigant :

Item n°04-1 Ian    Date : inconnue

Veuillez prendre connaissance des documents contenus dans l’autre tiroir. Ils sont strictement personnels et ne doivent pas être dévoilés aux autres membres de la mission. Tout manquement pourrait résulter en des conséquences imprévues et néfastes.

Vous aurez besoin de ces éléments pour la suite. D’autres vous seront communiqués par la même voie en temps venu.

Bonne chance

Très bien, au moins il était à présent admis que Niels n’était pas seul et qu’il devait nécessairement lui manquer des pièces du puzzle. L’autre tiroir contenait deux choses : une photo polaroid de Laura, assise sur le capot d’une jeep, un couteau dans la main et un monceau de cadavres à ses pieds. Du moins je pensais avoir reconnu Laura sauf qu’il était écrit Alicia sous la photo. L’autre objet était simplement un CD qui comportait comme unique mention « 04-1″. Je n’avais rien pour le lire bien entendu. J’ai donc tout reposé et fermé les tiroirs. Il était plus que temps de se coucher, je pourrai bien me prendre la tête avec ces conneries demain. Je me suis rapidement désapé, glissé dans les draps non sans avoir vérifié qu’il n’y avait rien de suspect dans et sous le lit.

J’ai éteint la lumière, mais je ne me suis pas endormi tout de suite. Dans le noir je me suis mis à repenser à cette foutue journée. Pour tout dire j’avais vraiment l’impression d’y aller à l’aveugle. Le sentiment diffus d’y voir aussi clair maintenant qu’avant d’éteindre me fit esquisser un sourire. Je sentais le sommeil me gagner, mais je ne pouvais m’empêcher de me dire que le lundi était vraiment un mauvais jour.

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Answer to my former self

septembre 07th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

J’ai appris à tourner les pages, plus vite que ma propre musique. j’ai saisi des instants qui n’auraient pas existé auparavant. J’ai oublié de dormir, oublié de penser, oublié de fuir, cessé de rêver. J’ai pu croire, j’ai créé, j’ai défait, j’ai écouté. Resté perplexe, encore une fois, je ne saurais dire si je te crois. L’une est morte l’autre évanouie, quelles sont ces notes dans les silences? Transis. Le froid n’est rien quand on pense trop, c’est le chemin que prend mes mots qui ne fait que reculer.

Dire, avec des souffles, quelques silences de plus. J’ai brulé des livres entiers qui n’étaient que des erreurs, j’ai soufflé sur des cendres qui montèrent au cieux sans heurts. Un décors découvert, une seconde tout au plus, un fragment. Ne plus savoir ce qu’on fait mais le faire tout de même car on se sent bien.

Pourtant c’est le statu quo au final. Le vide et sa semi-fatalité ne m’importe plus autant. Je crois que j’ai changé. Je crois que je suis resté le même, mais que je suis un peu plus vivant. Un peu plus amer, sans doute.

Ce qui s’est tu ne m’importe plus guère.
Ce qui s’égare.
N’a plus d’importance.

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Ratatat

septembre 04th, 2009 | Category: Extraversion,Hallucinations psychosensorielles

Ratatat est un duo new-yorkais de musique électronique. Je n’irai pas tellement plus loin dans la description, vous avez myspace et wikipedia qui font ça très bien.

Tout ce que je peux vous dire c’est que ça mérite d’être écouté.

ratatat


Ratatat – Wildcat


Ratatat – Seventeen Years

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