Too Cool for Internet Explorer

Archive for octobre, 2009

Le jour de l’apocalypse…

octobre 19th, 2009 | Category: Psychopathologies

Je t’enverrai une putain de carte postale.

IMGP3213_4_5

Et sinon, quelques photos prises avec l’objectif présent en dessous. 1. 2. 3. 4. 5.

2 comments

(de vivre)

octobre 17th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Je suis tellement fatigué que je n’ai même pas la force de détester correctement.

5 comments

Samyang 8mm Fisheye

octobre 15th, 2009 | Category: Psychopathologies

He’s fucking mine. Oh yeah.

nwrxinaw

Ce qui devrait signifier : de nouvelles photos d’architecture, des tentatives de panoramiques 180°/360° quand j’aurai le temps, du ciel, toujours plus de ciel. Et des putains de patapons au dessus de la machine à laver. Bordel.

6 comments

Ad nihil aeternam

octobre 12th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Tes yeux se ferment, enferment les couleurs de ce monde. S’il n’est qu’un vaste champ de bataille livré à la folie de machines sans rêves, il n’en reste pas moins beau. Et les vestiges de cette splendeur en décomposition ricochent contre le mur de tes paupières. Closes. Restent toujours des fous plus fous que la mort.

Au loin, les nuages écrasent le ciel incapable de contenir son horizon. Les océans déversent toute leur amère rancœur dans les étoiles. Tu attends la fin de cette histoire terminée bien avant toi. A chacun de s’inventer l’apocalypse. Et pourquoi pas maintenant. Pourvu que le résultat soit à la hauteur de la chute.

Et pendant que se délite ce que tu crois avoir créé, ta peau se fige. L’envie d’inachevé te submerge, mais les moyens ne sont plus là. Il faut contempler jusqu’à l’annihilation. Rester l’unique étincelle vivante dans cette obscurité tellement vide qu’elle en cesse d’exister.

Puis renaître. Ramener la lumière au sein du néant. Reconstruire et réinventer. Quitte à retomber dans l’infernal cycle. Si les couleurs sont plus réelles. On trouvera peut être la vérité au cours d’une descente.

4 comments

Une autre nuit.

octobre 10th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Ce n’est qu’au bout du troisième jour passé dans cette ville que je me suis rendu compte qu’il faisait nuit. En permanence. Je n’avais pas vu le soleil depuis au moins soixante-douze heures et ça ne m’avait pas plus dérangé que ça. Mais je devais bien avouer qu’à bien y réfléchir ça ne semblait pas tout à fait normal. Si tant est que ce mot ait encore un sens. Chose pour laquelle je n’aurais pas franchement mis une de mes mains à couper ces derniers temps.

Je ne me souvenais plus vraiment de la raison qui m’avait poussé à venir ici. Sans doute que c’était l’élément le plus logique à venir dans la suite décousue de faits divers qui s’étaient enchainés. La pièce suivante sur le puzzle. Pas de logique à chercher, j’étais là parce que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire, en somme.

Ca en avait fait rire pas mal que j’annonce d’un coup que je partais vers Nulle Part. Forcément, dit comme ça, c’est le genre de choses qui semblent farfelues. Alors qu’en fait, « nulle part », ça existe. C’est simplement une sorte de nom de code pour une ville qui n’en a pas, qui n’est même pas sur les cartes, pour tout dire. Tellement au nord et tellement froide que les seules personnes à réellement vouloir connaître son existence sont des gens qui y ont été forcés. Qui se sont retrouvés en face d’un puzzle dont la seule pièce correspondant à quoique ce soit était ce choix qui n’en était pas un.

Je n’en retirais aucune fierté à vrai dire, je ne trouvais pas de gloire dans l’appartenance à ce groupe hétéroclite auquel j’étais à présent rattaché. Même si ce terme est bien loin de la réalité au final. Disons que nous partageons le même espace géographique, ce qui est déjà beaucoup, en un sens.

A la différence des exilés qui peuplaient ces lieux je n’étais pas venu parce que je fuyais quelque chose ou quelqu’un, mais parce qu’au contraire, je cherchais. Quoi, je n’en étais pas bien sûr. Une réponse tout simplement.  Pourtant rien n’est jamais simple. Ce soir j’allais probablement savoir si tout ce chemin parcouru en valait la peine. Si tout ça avait un sens ou non.

J’aurais voulu me présenter, vous raconter mon histoire, vous dire qui je suis. Je ne peux malheureusement que vous fournir une version des faits qui n’est guère complète ni précise. Je n’ai pas de nom, ou je n’en ai plus. Vraisemblablement je suis mort, sur un registre quelconque, quelque part, quelqu’un m’a probablement inscrit au nombre des cadavres ordinaires peuplant les fosses communes d’un lieu obscur et inconnu de moi. Tant mieux dans un sens, j’ai toujours aimé ce genre d’absurdités métaphysique. Je me fais un peu l’effet d’être le chat de Schrödinger fait homme, mais sans la boîte. Et ça me fait rire. Je suis né il y a deux mois et je dois vous avouer que je ne connais pas mes parents ni ma ville natale. Je peux vous raconter en revanche le jour de ma naissance.

Il devait être dix heures du matin quand je me suis réveillé, sur le parquet d’une maison qui ne me disait rien. Autour de moi, des cadavres. Un nombre incroyable de bouteilles vides jonchaient le sol. Et une dizaine de personnes leur tenaient compagnie. A en juger par l’odeur, je dirais qu’il y avait une certaine quantité d’alcool mélangée dans le sang de ces derniers. Qui lui-même recouvrait une très grande partie du parquet, formant de grandes flaques caillées, brunâtres et sommes toutes assez dégueulasses. Jj’ai du me retenir de vomir en voyant ça, mais je crois que c’était surtout l’odeur de l’alcool qui me fichait la nausée. J’avais une gueule de bois terrible et ce que je voyais en me réveillant m’ennuyait assez. Notamment parce que je n’arrivais ni à comprendre ce que je foutais là, ni à saisir ce qui faisait que j’avais pu être assez con pour m’endormir avec un couteau de boucher dans la main. C’était clairement un coup à se faire mal. Autant dire qu’après avoir trouvé des vêtements relativement peu maculés, je m’étais taillé vite fait. Ce n’était pas parce que je ne me souvenais de rien que j’allais éviter les ennuis s’ils décidaient de s’amener. Et quelque chose me disait qu’ils planaient au dessus de moi de façon assez inquiétante.

Suite à ça je m’étais posé un certain nombre de question, évidemment. J’avais cherché à savoir ce qui m’avait mené là, qui j’étais, ce genre de choses. Je prends ça avec détachement maintenant, mais sur le moment je n’en menais pas vraiment large. Tout ça me dépassait assez grandement. A présent que les choses sont plus claires, je souris en y repensant. J’avais appris que j’avais des amis, ce qui était rassurant. Sauf qu’aucun d’entre eux ne me connaissait depuis plus de deux mois. Et tous m’appelaient par un surnom : Red. Ce qui ne m’aidait pas beaucoup pour tout dire, puisqu’ils ne savaient, au final, pas grand chose de moi à part que j’aimais le rouge et que je buvais de la guiness. Sauf que ça devait être une blague pour la guiness parce que j’ai réessayé depuis et que je trouve ça ignoble. Mais comment savoir.

J’ai aussi appris que je pouvais apprendre de nouvelles choses ici. Notamment mon identité. La seule personne qui savait vraiment presque tout de moi vivait dans les environs. J’avais enfin découvert où. Restait à se lancer. Se décider à aller rencontrer ce qui venait ensuite. Quoi que ce soit.

J’ai donc décidé de me fixer une heure de départ, histoire de cesser de tergiverser. Et voici qu’elle arrivait.

C’est donc là où j’en suis. Au commencement où à la fin, je n’aurais su dire. Il était certain que c’était une étape. J’ai donc marché. Longtemps.

Arrivé en face de la maison, je n’aurais pas pu jurer que c’était la bonne. Ca m’a fait rire, parce que ce n’était pas comme si je pouvais jurer de quoi que ce soit dans ce monde où j’avais trop de retard et pas assez de cartes en main pour ne faire ne serais-ce qu’une vulgaire suite. J’ai sonné.

Elle a ouvert la porte et son visage m’a dit quelque chose. Sa bouche elle, en a dit une autre:

- Non?
- Si, ais-je répondu. Parce qu’il n’y avait rien de mieux à répondre.
- Non. A-t-elle affirmé. Et elle a fermé la porte.

J’étais quand même assez perplexe. Comme réponse on a vu mieux. Du coup, j’ai quand même re-sonné, histoire d’être sûr. Elle a ouvert de nouveau, l’air fâché:
- J’ai cru avoir dit non.
- Justement, je n’ai pas encore posé de question.
- Je sais qui tu es maintenant et qui tu as été. Tu cherches à savoir qui tu as été, c’est normal. Mais je ne te dirais pas. Parce que j’ai aimé cette personne avant de la haïr. Et parce qu’elle a fait trop de mal pour qu’on puisse vouloir la voir revivre. Donc c’est non.
- Je peux au moins venir prendre un thé alors?

Ça l’a déstabilisé, j’ai bien remarqué son expression. Elle allait répondre quand je me suis jeté sur elle. Sa réponse était définitive, je le savais. La partie de moi qui n’avait pas voulu mourir connaissait ce regard-là. Cette partie de moi, j’y étais très attaché.
Alors je l’ai tuée. Parce que c’était ce qu’elle aurait fait. Je renouais avec mon ancienne existence et ça me plaisait. Et tant pis pour cette conne. Les gens qui nous empêchent d’accéder au savoir pour notre bien sont dangereux.

J’allais dessiner mon puzzle moi-même. Il serait rouge. Mais pas tout de suite. Il me fallait dormir. Et après tout, demain serait une autre nuit.

1 comment

Tournage, et caetera

octobre 08th, 2009 | Category: Extraversion

Pour ceux qui ont la flemme de regarder environ 150 photos absconses d’un tournage de court métrage obscur (comme je les comprend) j’en ai posté six sur deviantart.

Red lightning hood

What are you looking at?

Troublemaker

Its cold out there

Do not push me

Surprise, you’re dead

Du coup tant qu’on est dans les flingues, pour ceux à qui je n’ai pas encore montré ça : The Dead Weather – Treat Me Like Your Mother (l’album entier est cool)

Et sinon audiosurf, ça poutre.

2 comments