Too Cool for Internet Explorer

Archive for novembre, 2009

The Internet is Shit.

novembre 27th, 2009 | Category: Extraversion,Psychopathologies

J’aimerais comprendre ce que je fous encore là à 4h du matin alors qu’il y a deux heures je me disais que ça faisait bien 20 minutes que je n’avais plus rien à faire ici et que j’aurais mieux fait de commencer La conjuration des imbéciles avant d’être trop crevé pour lire.

Internet, parfois, c’est vraiment de la merde. (je sais que je recycle)

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Pour que vous ne partiez pas avec l’impression d’avoir perdu votre temps, je vous  invite à visiter cette galerie. En gardant à l’idée que ce sont des… sculptures. Je crois que j’ai rarement été aussi impressionné par quelqu’un sur DeviantArt. Et ce n’est pas peu dire.

Un jour je vous ferai une sélection triée des gens qui m’inspirent un profond respect là-dessus. Ce sera merveilleux. (mais comme il faudra que je fasse mes choix parmi plus de 200 personnes dans ma liste, c’est pas tellement près d’arriver.)

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Freewriting

novembre 25th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Écriture automatique réalisée dans le cadre d’un cours. Il s’agissant d’écrire tout ce qui nous passait par la tête en un temps donné à partir d’un seul mot : doctor. Je plains ma voisine, qui eut ce truc a corriger (mais qui n’a tout simplement pas réussi à me relire, tant mieux pour elle).

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Doctor is a six letter word which says a lot more than just letters. He can heal, he can kill, he can be the mad scientist just pulling out your brain, playing with it physically or metaphorically, I don’t care. The shrink, expands in fact, and it means a lot to some people which are stuck in their own minds, it’s like an empty room full of familiar objects; sharp and painful ones, unfortunately. This is going nowhere or maybe somewhere between now and anywhere else, which is quite the same. Something like a dreamscape and all these surrealistic pillows wants me to sleep. And maybe something can go out of our mind while we sleep, something that can heal us, or kill us, or just pull off our brains. Maybe everyone is his own doctor, everyone is his own killer while we sleep. Nightmares are strange animals, I mean, it’s in the name and I don’t know why; because they don’t seem alive to me, they are more like some cold and dead subconsciously ugly machines designed to destroy some part of us.

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Fuck coherence.

novembre 24th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

« A présent, j’en étais sûr, j’étais déjà venu ici. Quand, impossible de le savoir vraiment. Mais je connaissais ces murs, je me rappelais de la forme des pièces, une part de moi avait vécu ici et tout ce qu’il me manquait maintenant, c’était un lien entre celle-ci et moi même. »

Je me suis arrêté d’écrire. Encore une sombre histoire d’amnésique qui semblait ne commencer au milieu de nulle part et qui finirait sans doute dans un endroit entre ailleurs et quelque autre destination sans nom. Pas de justification à fournir, pas de motif réel, juste l’envie irrationnelle d’écrire quelque chose, sans doute.

Pourtant ça ne suffit pas, il faudrait une trame, il faudrait un sujet. Pourquoi continuer à tuer des personnages qui sont déjà morts faute de réellement exister? Je l’avoue, je n’aime pas m’impliquer, je n’aime pas avoir à gérer la vie d’autres entités que moi, parce que je me trouve déjà suffisamment compliqué comme ça. Bien entendu ça semble tout à fait égocentré, mais c’est bien le problème. J’aurai beau retourner l’histoire dans tous les sens, je ne cesserai de m’y voir, sous quelque forme que ce soit. Ce n’est absolument pas agréable, c’est juste inévitable, j’ai presque appris à vivre avec, pour tout dire.

Je ne sais pas pourquoi j’écris, je me suis toujours pris pour un imposteur. Je ne sais pas bien quand tout à commencé, quand je me suis dit « et pourquoi pas moi? ». C’est vrai ça semblait facile, il n’y avait qu’à aligner quelques idées un peu intrigantes, trouver des fins brutales et lier le tout avec quelques phrases correctement construites, sans plus particulier. Le style, quel style? C’est simplement un jeu de massacre, créer des figures pour les détruire, une sorte de course et celui qui gagne est forcément, toujours le même, celui qui est aux commandes, bien entendu.

Je ne sais pas où je vais, je ne sais pas pour qui j’écris à part moi même. Ce besoin d’être lu m’écœure car j’aimerais être autarcique, pouvoir me contenter de jeter quelque chose sans me retourner, sans attendre quoique ce soit. Je ne suis pas assez fort pour ça. Il y a bien entendu une sorte de volonté sous-jacente de toucher quelqu’un, qui que ce soit. Que ces mots, bout à bout veuillent dire pour lui quelque chose de particulier, plus que leur propre sens. Une valeur ajoutée construite à partir d’un ressenti, que parfois j’ai l’impression de réussir à créer, quand bien même ce n’est pas mon esprit qui fait le travail mais celui des autres à partir d’un texte suffisamment large.

La beauté n’est pas mon but, je cherche l’expression d’une idée, généralement. Mais je n’ose souvent le faire de façon directe. Ce genre d’épanchements me serait impossible sur un sujet autre que l’écriture, dont je suis quasi totalement détaché une fois l’acte accompli, si l’on peut dire. Je sais ce que je fais, je ne sais pas pourquoi, pas toujours, mais je sais comment. Je peux être analytique, je peux me disséquer à ce niveau parce que ça n’implique plus grand chose pour moi. Il n’en est pas de même pour le ressenti personnel, ancré profondément, qui ne sort que de façon cryptée, mais qui sort quand même, par périodes.

C’est alors une forme de catharsis un peu étrange où l’achèvement n’est atteint que par l’exposition. Car écrire dans le noir ne me donne aucun repos, même si le déversement est sur le moment un exutoire, il restera toujours plus si personne ne s’est approprié un sens. En laissant les autres interpréter ce que j’écris à propos de mon moi profond, je prend de la distance et m’en détache, vivant virtuellement un second point de vue, je m’éloigne un peu de ce moi-même souvent trop envahissant.

« Je crois bien que c’est ici que tout finira ».

Jouer, sans cesse. Ecrire pour faire croire. Ecroire. Y croire. Trop simple.

J’ai besoin de dormir.

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Gore asiatique et Zombie walk à Nantes

novembre 20th, 2009 | Category: Extraversion

via cinétrange

JEUDI 17 décembre :

18h00 rdv place du commerce, venez nombreux maquillés en zombies pour la ZOMBIE WALK
19h00 ouverture de la ZOMBIE WALK
20h15 TOKYO GORE POLICE (int-16 ans)
22h30 VAMPIRE GIRL VS FRANKENSTEIN (int-16 ans)

1 film 5.80€ / 2 films 10€
Cinéma le Katorza
3, rue Corneille (près de la place Graslin)
44000 Nantes
Site : www.absurdeseance.fr

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Autant dire que j’y serai, normalement. Et sinon à part ça c’est le 200ème article de ce blog. Youpi, n’est-ce pas?

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2. lacking in substance, solidity, or any firm relation to reality

novembre 16th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Je ne suis plus vraiment moi-même. Je ne suis pas non plus un autre. Disembodied, c’est dé-corporalisé, quelque chose de différent de la désincarnation, je crois. J’aimerais flotter, j’aimerais pouvoir prendre plus de recul que ne me l’autorisent les falaises derrière moi. Comment être objectif quand on n’a que ses yeux ? L’océan, le ciel, tout est contenu, même l’immensité. Des  envies de grandeur pour ma prison quotidienne, des idées d’échappatoire, et après ?

Pire que la page blanche, la page noire. Plus rien à écrire, plus rien à voir, circulez. Je ne sais pas trop où je veux en venir, je sais juste que tout finira par aller bien. Quoi que cela puisse vouloir dire. Même si plus rien ne va. Nulle part, jamais. C’est sans doute le secret, quad il n’y a plus rien, il n’y a plus grand-chose à dire, plus de regrets à avoir. Juste le vide et la contemplation de celui-ci. Un incroyable silence visuel.

Pourquoi l’obscurité est-elle pleine de couleurs ? Même quand je ferme les yeux, rien n’est vraiment noir, on ne le perçoit bien qu’en pleine lumière. Ce qui est d’une ironie mordante, avouons-le.

Parfois je me dis que quelque part, c’est possible. Que j’arriverai à dormir normalement, peut être même avec le sourire. L’espoir. Qui finit par me tuer petit à petit, puisqu’il ne reste parfois que ça à quoi s’accrocher quand on est seul –en mauvaise compagnie, est-il bon de le rappeler- avec soi-même. J’échafaude de grandes théories qui se finissent en théorisations sur de grands échafauds. Comme il est facile de retourner la réalité ainsi. On en fait ce qu’on en veut –dans sa propre tête- pour se rendre finalement compte qu’elle échappe à tout contrôle.

Qu’on m’offre un peu de réalisme. Ça m’occupera.

La suite s’est perdue en chemin, quelqu’un a interrompu le

Ouais, exactement.

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Circle

novembre 13th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Je suis Adrien, 17 ans. Et tout ce qui suit est la plus stricte vérité. Tout du moins si on considère que ma réalité est la votre et que tous ces mots contiennent individuellement leur sens.

Il n’y a pas d’histoire, j’ai cessé d’en écrire. Pour l’instant. On ne peut pas se fier à une histoire, à moins de les faire si petites qu’elles ne présentent pas de danger. Si jamais elles tentent quelque chose, elles s’épuisent d’elles-mêmes. C’est pour cela qu’il ne faut pas les laisser grandir si on n’en est pas capable, ce serait leur donner une chance de prendre le contrôle. Quand l’histoire décide, il n’y a plus d’auteur, rien que l’instrument et son moteur, jusqu’à la panne. L’avantage d’un moteur est qu’il ne peut avoir de regrets. L’auteur revenu à la réalité se désespère devant l’inachèvement, et finit par devenir fou.

Il n’y a pas de personnage non plus. Rien n’est plus dangereux qu’un personnage. Donnez-lui un nom, une histoire, et il voudra vivre. Désespérément. Plutôt que de s’y soumettre, il faudra le tuer. Quel gâchis.

Mais imaginons un instant que j’aie un personnage. Et une situation. Il est assis à son bureau et, à la lumière d’une lampe halogène, il trace des signes, de sa main gauche. Il a commencé à écrire, une histoire absurde. Mais il ne sait pas où ça va le mener. Pour l’instant son bras cache la page, mais on peut tout de même apercevoir deux phrases: « Je suis Adrien, 17 ans. Et tout ce qui suit est la plus stricte vérité ».

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Epilogue.

novembre 11th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Je n’étais pas arrivé à savoir qui m’avait prévenu. L’enveloppe avait été posée devant la porte, sans mention particulière. Elle ne contenait qu’un plan sur lequel, à côté de l’adresse, on avait noté au feutre rouge « Il est en danger ». Rien d’autre. Pourtant j’avais immédiatement compris de qui il s’agissait. Je ne comptais de toute façon pas beaucoup de fuyards dans son genre parmi mes connaissances. Pour tout dire, c’était le seul.

Plusieurs mois sans nouvelles, et maintenant ceci. Je ne savais trop qu’en penser. J’étais tiraillé entre l’idée d’une mauvaise blague et le sentiment urgent, profond, que quelque chose n’allait pas. Je me suis accordé la nuit pour prendre une décision. Mais finalement, ne trouvant pas le sommeil, j’étais parti.

La route n’était pas si longue, il avait su se retirer de tout, tout en maintenant une certaine proximité. Sans doute une forme de cette ironie qui lui était si chère. Après quelques heures sur des routes tortueuses et vides, j’étais arrivé. Une maison de garde-chasse perdue dans la forêt. L’atmosphère nocturne ne faisait rien pour me rassurer, et maintenant que j’étais là, je me sentais de plus en plus mal. Mais il fallait que je sache.

J’ai frappé. Rien. Alors j’ai poussé la porte.

Je l’ai appelé, mais n’ai pas eu de réponse. Je paniquais, sans réussir à trouver l’interrupteur. Mon cerveau tournait à plein régime, énumérant les catastrophes possibles, s’attendant au pire. Bordel, où pouvait bien être cette foutue…

Lumière.

La pièce était presque vide. Un bureau couvert de cahiers dans un coin, d’autres en piles à côté, un lit sur la droite, une cheminée et une cuisine sommaire sur la gauche. Je me suis dirigé vers le lit immédiatement, pour l’y trouver. Il était pâle, sa peau était presque devenue transparente. Sa respiration faible sifflait doucement, avec régularité. Il dormait, d’un sommeil lourd. Je l’ai appelé à nouveau, mais il n’a pas réagit. Je n’arrivais pas bien à comprendre ce qui avait pu le mettre dans cet état.

Une rapide inspection de la cuisine me donna l’impression assez nette que ce n’était pas le manque de nourriture. Il n’y avait que la base, mais en quantités suffisante pour quelqu’un comme lui. Il y avait même quelques restes, preuve qu’il devait manger. Une maladie ? Il ne tombait jamais malade… Alors quoi ?

De retour près du lit, je remarquai au sol une bande de caoutchouc et une seringue. Ce qui expliquait bien des choses. Je cherchai du regard une quelconque cuillère percée, ou un autre signe, sans succès. C’était étrange qu’il soit parti s’isoler loin de tout pour se shooter. Il y avait un problème de logique évident. Un junkie n’irait pas vivre si loin du plus proche revendeur de came du coin. Non, vraiment ça ne collait pas.

Je me suis dirigé vers le bureau, pour m’assoir et penser. J’ai attrapé un cahier au hasard. Visiblement il avait enfin décidé de se lancer dans son projet d’écriture, ce qui expliquait au moins la retraite hors du monde. Vu le nombre de feuilles remplies, il avait vraiment bien progressé. J’ai lu quelques passages, constatant qu’il avait gardé ce style que je lui connaissais. Et puis, en ouvrant un des cahiers plus  loin dans la pile, j’ai compris. L’évidence m’a sauté aux yeux, dans toute son absurdité, dans toute sa logique.

Il n’avait pas su s’arrêter, comme d’habitude. Les cahiers les plus anciens étaient recouverts de son écriture torturée mais fine, qui recouvrait de lignes bleues les pages blanches de ces cahiers qu’il avait toujours aimé sans marges ni quadrillages. Les cahiers plus récents en revanche…

Certains éléments m’échappaient encore, je ne comprenais pas comment il avait récupéré ce garrot et cette seringue, mais le reste était assez clair. Dans ce genre de phases, je savais qu’il aurait fait n’importe quoi pour continuer à écrire. Je parcourus ce qui me semblait être la dernière feuille qu’il ait rempli. Et il ne me resta rien à ajouter. Pauvre fou ; triste esclave de lui-même.

« C’est la dernière cartouche qu’il me reste. J’ai tellement abimé les veines de mes bras et mes jambes, que je ne pense pas pouvoir en remplir d’autre. Le sang se dégrade trop vite pour servir longtemps, il faut continuellement en reprendre, continuellement écrire au risque de gâcher. Las, j’aurai fait ce que j’ai pu. Qui trouvera ceci saura quoi en faire. Cela fait plus d’une semaine que je n’ai pas dormi et la douleur ne suffit plus à me tenir éveillé. J’aurai fait ce que j’ai pu »

Pauvre fou.

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Question

novembre 07th, 2009 | Category: Non classé

Cet article ne sert à rien, mais voyez-vous, j’ai la flemme. Y-a-t-il des gens qui, la semaine prochaine par exemple sont prêts à aller voir avec moi The Box, le nouveau film de Richard Kelly?

Sinon je m’en fous j’y vais seul, c’est juste pour prévenir.

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