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Archive for mars, 2010

Darker

mars 26th, 2010 | Category: Compulsive logorrhea

Urbex & HDR II

mars 21st, 2010 | Category: Psychopathologies

Je sais bien que ça ne passionne pas grand monde, mais voici venu un autre article photographique. Encore de l’exploration urbaine, mais à Nantes cette fois-ci. D’abord dans une entreprise abandonnée croisée en chemin (et son hangar plutôt impressionnant) puis dans les abattoirs désaffectés de Rezé.

Il y a une cinquantaine de photos, toutes ne sont pas égales d’un point de vue qualité, mais comme ça m’a bien pris une vingtaine d’heures pour traiter tout ça, je met la série complète en diaporama. Pour ceux qui n’ont pas le courage ou l’envie de supporter ça, j’ai quand même créé une nouvelle catégorie à ma galerie DeviantArt, que j’ai nommée URBEX et où la sélection est nettement plus drastique.

C’est tout pour ajourd’hui.


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About matches.

mars 09th, 2010 | Category: Compulsive logorrhea

Encore du recyclage. 2006. J’aurais beaucoup à dire sur les allumettes.

Parce que je n’en finis jamais avec ces images-là.

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Tous ces sentiments perdus qui se sont noyés en nos yeux, qu’on a tenté d’évacuer ou qu’on a enfouit au plus profond des replis de nos âmes. Tous ces mots qui ne sont pas sortis de nos bouches  et qu’on a ravalé, en silence.  Ce silence qui nous laisse un goût amer  sur le bout de la langue, qui enveloppe nos pensées et se brise à chaque seconde pour toujours se reformer.

Car seul le silence est éternel.

Tous ces gestes qu’on ne peut qu’esquisser, qu’on arrête à contrecœur parce qu’on sait que ce n’est plus pareil, que ce n’est pas possible. Et tout ce que j’aimerais écrire mais qui s’efface sans même s’être posé sur le papier.

On est tellement dépendant des autres… Mais on se sent toujours seul dans la foule.

Parce que les portes se referment une à une, qu’on se retrouve dans l’obscurité à chaque fois. Puis on craque une allumette dans un coin. Ça réchauffe et on se sent mieux mais on sait bien que ça ne durera pas. Et on se brûle les doigts en tentant de faire durer cette lumière une seconde de plus… Elle s’évanouit, nous laissant de nouveau dans cette nuit artificielle qu’on ménage autour de soi. Mais tout finit par recommencer.

Je voudrais qu’on m’explique ce qu’il se passe quand  on arrive à la fin de la boîte…

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Tout est diffus. Et si précis à la fois. Cet acide qui me ronge, je sais d’où il vient, s’écoulant lentement, distillant peu à peu son essence insidieuse en mes entrailles à vif. Appelez-moi Sisyphe. Cinq jours pour descendre, deux pour remonter. Et toujours ces cycles qui sans cesse ressassent les mêmes tristes absurdités. Si seulement le reste avait un sens, quelque chose à quoi s’accrocher plutôt que cet immuable recommencement toujours plus éloigné de toute forme d’épanouissement. S’arracher du sommeil qui manque toujours plus, tourmenteur qui se fait attendre pour ne finalement que trop peu durer. Vidé de toute volonté, les réflexions mènent face au mur, toujours le même. Armes pointées sur soi et ongles arrachés sur les angles des briques. Alors que passe la masse sur les bords sans que même un regard ne lui échappe. Mort pour le monde, une partie en tout cas. Et comme ils sont impuissants ceux à qui on s’accroche pour ne pas dévaler la pente. Comme nos doigts glissent sur eux comme leurs conseils ont glissé sur notre obstination. Ceux qui comme nous sont tournés vers la fin ne sont plus assez nombreux pour que persiste l’illusion d’autres solutions. N’en déplaise aux distributeurs d’espoir absents. Le décompte n’était qu’un détournement, décalage subtil de l’idée de départ qui reste la même obsession refoulée, ravalés avec toute son amère finalité. Reste une lumière, dernière allumette de la boîte. Sur cette flamme repose mon choix. Puisque je veux croire qu’il m’en reste un au-delà du dernier. Mais je doute. Et j’ai peur, tellement, qu’au prochain battement de paupière il n’y ait plus rien à voir.

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Urbex & HDR

mars 07th, 2010 | Category: Psychopathologies

Grâce à cette charmante demoiselle, j’ai eu l’occasion d’aller errer dans un bâtiment abandonné dans la périphérie de Séville et d’y faire un certain nombre de photos au fisheye et en HDR. C’est bien parce que ça me permet de changer un peu de mes recyclages textuels du moment. Voici donc un joli diaporama de 17 photos, pour vos petits yeux ébahis. Et je me permet de vous rappeler que vous pouvez trouver mes photos sur ma page deviantart, de façon plus générale.

Allez, hop. Et n’hésitez pas à mettre en plein écran.


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Nowhere out of the world

mars 05th, 2010 | Category: Compulsive logorrhea

Recyclage, encore et toujours. J’ai un projet de lancé ceci dit, ça inclurait notamment ceci. J’ai déjà quelques pages, mais il me manquera probablement la motivation pour en faire quoi que ce soit.

Ce n’est pas non plus comme si c’était grave de toute façon.

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- Bon, admettons que tout ceci ne soit qu’un rêve. Une vaste mascarade tirée de mon esprit tordu. Rien qu’une bête invention sans importance. Pourquoi pas après tout, ça ne serait pas la première fois que je me retrouverais enfermé dans un songe dérangeant. J’en ai vu d’autres. Et en plus, pour changer, je ne suis pas couvert de blessures atroces, aucun monstre improbable et sadique ne tente de me bouffer et le plafond ne menace pas de me réduire à l’état de vulgaire galette de viande. Tout va bien.

Silence, il cligne des yeux et continue à me fixer avec cet air indéfinissable. Son regard semble refléter un vide qui n’existerait nulle part. Comme s’il n’était pas vraiment dans cette pièce.

- C’est bien ma veine tiens, je suis bloqué dans un genre de demi-cauchemar avec un autiste. Et muet comme une tête coupée en plus. Encore que je pense avoir déjà vu des crânes plus loquaces. Dans mes autres rêves en tout cas… T’es quand même pas réellement muet ?

Raté, toujours rien. Même pas une lueur de compréhension, une mimique d’attention chez ce… gris. Tout chez lui est de la couleur de la cendre, de cette espèce de pyjama qu’il porte à sa peau. En ce qui concerne ses cheveux, le problème est vite réglé, il n’en a pas. D’ailleurs je n’aperçois pas de traces d’une quelconque pilosité sur son corps. De toute façon je n’irai pas vérifier.

- C’est pas vraiment sympa de ta part de me laisser causer tout seul. Et puis si tu es là avec moi c’est qu’il y a une raison. Après tout je suis un peu Dieu ici. Enfin, la partie qui pionce en tout cas. Je n’irais tout de même pas me mettre volontairement dans une situation aussi gênante, tu penses bien.

Mais c’est à se demander s’il est réellement capable de penser quoi que ce soit. Il se lève en s’appuyant sur le mur, sa main contrastant étrangement avec l’orange du papier peint, et va s’appuyer contre la fenêtre. Je tente de faire de même, sans succès. Comme si j’étais cloué au sol par une attraction beaucoup trop forte.

- Hey, machin, tu voudrais pas être un peu coopératif et m’aider à me tailler d’ici ? La déco est affreuse et le sol totalement inconfortable. Allez quoi, tu te retournes, tu me files un coup de main et on se barre. Avec un peu de chance ça me réveillera…

Au lieu de ça, il tourne la poignée et ouvre la fenêtre en grand. Pas un son au dehors, pas un souffle d’air dans la pièce, rien. Il commence à enjamber le rebord.

- Qu’est ce que tu fous ? Tu vas quand même pas me laisser pourrir ici, ça n’a aucun sens… En plus tu vas te tuer, on est beaucoup trop haut…

Et pour cause, tout ce que je peux voir de là où je me trouve c’est le toit d’un immeuble qui ressemble furieusement à un gratte-ciel. Il a presque fini de passer sa deuxième jambe quand une idée me vient :

- Attends, tu ne peux pas sauter, c’est impossible. Je ne sais pas si tu es au courant, mais on ne peut pas ouvrir les fenêtres dans les gratte-ciel. A cause des gus comme toi justement.

J’ai à peine le temps de saisir toute l’absurdité de ma réflexion qu’il a déjà sauté. Il disparaît de mon champ de vision sans un bruit. Je reste seul dans cet endroit anormal, et je ne peux toujours pas me lever.

- Merde alors, je suis bien avancé là…

Mes mots se sont dilués dans l’air sans personne d’autre que moi pour les recevoir. Un instant plus tard pourtant, une porte s’ouvre à ma gauche. Entre alors un personnage que je ne distingue pour le moment que très vaguement. Il est apparemment vêtu de cet ensemble gris que portait celui qui vient de sauter. Il referme derrière lui et s’avance vers moi.

C’est exactement l’homme que j’ai vu se jeter dans le vide. Il me fait signe de me lever, ce que contre toute attente j’arrive à faire sans problème. Il va fermer la fenêtre et me désigne un endroit ou m’asseoir. Il prend ma place contre le mur.

- Et… maintenant ?

Il ne répond pas. Ses yeux ont changé, ils brillent d’un éclat qui n’a plus rien à voir avec cet air morne qu’il avait tout à l’heure. Sans bouger d’un pouce, il m’adresse un regard qui pour moi veut tout dire. Il n’a pas prononcé une parole mais j’ai clairement compris.

Maintenant, c’est mon tour.

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