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Archive for juin, 2011

Shut

juin 21st, 2011 | Category: Compulsive logorrhea

Pourquoi écrire ? Pourquoi s’épancher quand on sait que rien de ce qu’on dira n’aura vraiment la valeur qu’on voulait lui donner, rien ne sera vraiment perçu comme on voudrait qu’il le soit ? Rien ne sort vraiment comme il faut et on a bien du mal à sortir de nos têtes.

Je suis épuisé et le silence me tue, c’est un fait. Je ne sais même pas à qui je voudrais raconter cela car j’ai l’impression que l’interlocuteur que je cherche n’existe tout simplement pas, je suis condamné à un monologue sans but ni fin et je repasse toujours par les mêmes chemins.

Le tout est aussi de ne pas vivre pour soi.

Le je n’en vaut pas la chandelle.

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Je ne connais rien des humains.

juin 04th, 2011 | Category: Compulsive logorrhea

Voilà ce qui se passe quand j’essaie de réécrire. Voilà pourquoi je ne poste plus. Parce que tout ça est mort avant même de sortir.

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Je ne connais rien des humains parce que je n’en suis plus un. Si j’ai fait partie de cette espèce, ce temps est à présent révolu. Mes seuls rapports avec eux sont plus proches de celui du parasite et de sa victime. Je prends ce qui m’intéresse, parfois jusqu’à la destruction de mon hôte, puis je mets les voiles. A ceux qui critiquent mes méthodes, je réponds par le silence. Car je n’ai d’explications à rendre à personne. Et si je devais en donner, je dirais qu’on m’a forcé, ce qui serait assez vrai. Mais la vérité, elle non plus, je n’y connais pas grand-chose. Je sais qu’il faut savoir l’éviter par moments et surtout, la former à notre image quand le besoin s’en fait sentir, ça évite bien des ennuis. Et les ennuis, ça, je connais.

Les ennuis sont comme les humains, en plus tenaces, en plus résistants. Mais ce point commun ne suffit pas à ce que les deux se ressemblent, ils s’entraînent juste l’un l’autre, c’est comme ça. C’est malheureux mais c’est comme ça. Les humains ne m’ont jamais amenés que des ennuis. Les ennuis ne m’ont mené qu’à d’autres humains. Et d’autres ennuis, forcément.

Et je tourne en rond, toujours, comme un lion dans sa cage. Encore que si j’étais un lion, je ne m’amuserais pas à tourner, je dormirais, tout le monde me foutrait la paix et on viendrait même me regarder faire ça. Je ne sais pas pourquoi les gens sont si heureux de ne pas êtres des animaux, c’est absurde. Ils en sont et ne sont même pas heureux pour ça. Le bonheur, ça non plus, je n’y connais pas grand-chose.

J’ai observé les humains, j’ai tenté de les comprendre, sans succès. J’ai été fouiller les plus obscurs recoins à la recherche de la clé du bonheur. Je crois même avoir mis la main dessus quelque fois, mais je n’ai jamais rien su ouvrir avec, alors je l’ai jeté, de peur qu’on me surprenne en sa possesion sans  que je sache quoi en faire. Ça m’aurait ennuyé, je serais encore passé pour un idiot, ce que je ne crois pas être. C’est simplement que c’est plus simple pour les gens de penser que j’en suis un parce que je n’agis pas vraiment toujours comme il faut et que j’ai l’air de mettre du temps à comprendre les choses. Mais ce n’est pas que je ne comprends pas ce qui se passe, c’est que je ne vois pas en quoi cela a une influence sur moi. Alors j’essaie de me mettre à la place des gens, ce qui est difficile à faire sans les pousser de leurs sièges. Donc je prends du temps pour réfléchir. Et à peine ais-je fini que je suis déjà en retard pour la suite. Forcément je perds le fil. Forcément, j’ai l’air étrange.

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