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Écriture automatique 14022010

février 15th, 2010 | Category: Compulsive logorrhea

L’expression est un pis-aller. Un mirage qui ne tient même pas contre le vent, qui rompt mais ne plie pas. Parce que nous sommes tous bornés par nos propres limites internes et externes. Je ne sais même pas pourquoi je te parle parce que je sais très bien que je n’ai rien à te dire mais que je le fais quand même avec probablement l’espoir qu’il en ressortira quelque chose et qu’au final je me comprendrai mieux moi-même. Mais tout ça c’est sans compter sur le fait que tu tenteras bien entendu de t’exprimer et que tu foutras par terres toutes mes jolies élaborations avec ton toi omniprésent qui tente de prendre le pas sur le mien. Ce n’est que batailles d’ego et compagnie. On a coulé ma personnalité en case B8 et à présent il ne reste que des morceaux qui surnagent en se faisant passer pour des épaves pour avoir un statut.

Winter by ~Greyguardian

J’aimerais bien qu’il en soit autrement et que tout ça veuille dire quelque chose mais je sais très bien que je ne fais que combler un vide. Que nous n’avons rien en commun, mais je tente quand même de te faire rentrer dans le crâne toutes ces notions qui feraient que tu deviennes mon reflet avec le temps, pour que je n’aie plus à interroger les miroirs morts qui parsèment mes couloirs et labyrinthes internes.

Je m’habille dans les mensonges dont je ne peux me débarrasser sans m’arracher la peau, alors je fais semblant de retourner ma veste même si je ne peux même pas le faire. Straight forward. C’est exactement ça. Et narrow minded pour ne pas l’oublier lui non plus. Des couloirs encore et toujours avec un mur au bout du chemin quoi qu’il arrive, le seul changement sera la route nécessaire pour y arriver.

J’aimerais accorder plus d’importance aux lumières secondaires, à celle qui m’a maintenu la tête en dehors de l’eau quand je ne savais même plus mon nom. Mais à présent je suis très détaché de tout ça, je n’ai plus rien à faire du monde et le monde ne fera rien de moi. Je n’attends qu’un événement qui me fera à nouveau croire que j’existe et que le bonheur n’est pas qu’une notion abstraite vouée à disparaître. Très honnêtement je sais bien que tout ça n’est qu’une illusion sans réel avenir mais je m’y accroche parce que je n’ai rien d’autre et qu’au final quitte à se sentir crever autant que ce soit avec le sourire sur une partie du chemin. La récursivité m’emmerde mais je ne vois plus l’existence que par son biais, des cercles encore et toujours. De là à parler de couloirs circulaires il n’y a qu’un pas que je franchis avec la détermination nécessaire à ce que ce soit le dernier entre la falaise et le vide. Mais il ne se passe évidemment rien parce que je n’ai pas bougé de ma chaise.

Les projections sont bien utiles quand on n’ose pas même exister pleinement de peur de se foutre en l’air vraiment à force d’en parler. Ça n’a pas de sens mais je continue quand même parce qu’il le faut bien et que je n’ai pas eu le choix. La pression sociale dans la survie a un rôle insoupçonné.

Le vomis verbal bien étalé à présent je peux m’en aller me sentant vide et libéré de rien puisque je suis aussi plein qu’au départ au final, que rien n’a changé et que des assemblages de lettres enchevêtrées ont juste recouvert ce fragment d’inutilité incompréhensible. J’aimerais me tirer une balle dans le crâne et que la bouillie qui recouvre alors le mur soit composée de mots, comme une dernière et pitoyable tentative d’exposition de mon cerveau.

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Freewriting

novembre 25th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Écriture automatique réalisée dans le cadre d’un cours. Il s’agissant d’écrire tout ce qui nous passait par la tête en un temps donné à partir d’un seul mot : doctor. Je plains ma voisine, qui eut ce truc a corriger (mais qui n’a tout simplement pas réussi à me relire, tant mieux pour elle).

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Doctor is a six letter word which says a lot more than just letters. He can heal, he can kill, he can be the mad scientist just pulling out your brain, playing with it physically or metaphorically, I don’t care. The shrink, expands in fact, and it means a lot to some people which are stuck in their own minds, it’s like an empty room full of familiar objects; sharp and painful ones, unfortunately. This is going nowhere or maybe somewhere between now and anywhere else, which is quite the same. Something like a dreamscape and all these surrealistic pillows wants me to sleep. And maybe something can go out of our mind while we sleep, something that can heal us, or kill us, or just pull off our brains. Maybe everyone is his own doctor, everyone is his own killer while we sleep. Nightmares are strange animals, I mean, it’s in the name and I don’t know why; because they don’t seem alive to me, they are more like some cold and dead subconsciously ugly machines designed to destroy some part of us.

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Automated ethylic writing

août 25th, 2009 | Category: Compulsive logorrhea

Je ne suis qu’une somme de choses non-réalisées, je ne suis que passé. Je ne sais plus si je est un autre, si je suis moi-même. Qui sommes nous quand dehors, il n’y a plus personne, et qu’à l’intérieur tout à changé? Que ferons-nous quand nous ne saurons plus quelles questions nous poser?
J’aimerais disparaître, j’aimerais cesser, d’être, de croire. un peu de calme dans ma tête, d’autres instants. Sans amertume. Pleurer encore peut-être, dans le noir qui noie toute pensée. S’éteindre certes. Tu m’as fait mal, tu m’as presque.
Tué. Métaphoriquement bien sûr. Je m’oublierais après que toi tu m’aies effacé. Ma pratique de la terre brulée me laisse froid, pour l’instant.

Vienne la nuit, sonne l’heure. Disait-il. La nuit n’est que douleur. Le jour n’est qu’un mensonge. Les heures sont creuses. Les heures sont dures, elles battent une cadence perdue. Rien à quoi je puisse m’accrocher, rien à quoi je sois rattaché, maintenant. Oubliez-moi, que je m’oublie, que je cesse. Que les espoirs perdus que je caresse. N’aient encore abandonné ma chair.

Le vide est physique, plus que je ne voudrais. Je ressens trop, je ne sens que trop ce qui ne va pas. J’ai déraillé, quitté la voie. Personne ne m’a suivi. Trop de mots me viennent, trop d’instant reviennent. Je suis un peu seul, avec moi même. En mauvaise compagnie, je ne me veux pas de bien. Je ne veux rien. Tu en as trop dit, trop laissé entendre. Et je ne sais plus.

A qui je parle.

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Automatic writing 6 & 6.5

juin 26th, 2007 | Category: Compulsive logorrhea

Ez3kiel – 3 Rue MontplaisirLien pour télécharger le morceau [clic droit; enregistrer sous].

Inspiration, la bave au coin des yeux, il est tard et le regard des monstres se couche. Secours qui n’arrivent pas, se cousent ces secousses et autres onomatopées approchantes. Presque. Tu n’aimes pas bien les approximations mais tu restes dans le flou. Personne n’avance vraiment, mais on aime se laisser porter. Je voudrais attendre et voir peut être plus. Mais la suite c’est la peur aussi, de la suite de celle-ci. Qui ne nous attend pas pour arriver. Et qu’il n’y aura au final qu’un résultat parmi tant d’autres, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien. Changeons les rails un peu, je dévie trop dans le même sens. Fermer ses yeux pour mieux les fixer sur l’objet qui causait la cécité volontaire. Fascination, oui, sans doute, mais où ça mène ces entrefilements de croisures, si seulement il y avait un mot juste. Les paupières tombent sur ma nuit et m’affaiblissent, tant qu’il n’y a pas de contact on résiste. Ce qui nous précède est toujours mort. On marche sans cesse sur des cadavres postaux, idéaux souriants de tous leurs cocotiers métaphoriques. Comme nous étions beaux en ce temps là, quand nous pouvions encore imaginer ce que ça serait que de s’en souvenir. Comme nous nous enjoignions à nous taire, à s’entre-respirer pour moins en dire. Et puis quoi? Si seulement après la fin nos persistances mémorielles cessaient un peu d’en être. Allez contre votre nature, je vous mettrai en pièces sinon. Et puis ce serait tellement simple si on se laissait toujours aller à être nous. Comme le reflet de celui qui ne sait pas que le miroir a changé est visible. Comme nous sommes tous vains de chercher. Qu’est ce que nous apporte la succession de nuages dans le temps? Pourquoi faire pleuvoir des notes et crier des brises qui assurément nous font sortir des lignes, nos courbures torturées et jetables. Réutilisables à l’infini, comme nos regrets, échangeables sous présentation d’une preuve d’achat. Pas assez mécanique, trop humain peut être. Trop vivant, pas assez humain. Effrayant sans doute mais ne cherche pas à comprendre, parce que je ne veux pas l’être par toi. Ton ticket pour la file, avec un peu de chance je t’oublierai assez. J’aimerais te voir pleurer une dernière fois, pour pouvoir prendre exemple un jour, peut être. Et oublier à quel point la rancœur et l’amertume s’emmagasinent quand on ne sait pas les vider. Quand on ne sait plus.

[Qu'on a oublié, qu'on ne veut plus, qu'on cesse de chercher en corps, parce que ce n'est vraiment plus la peine. Vos désaccords me gênèrent encore, mais je crois que c'est terminé. Tout ce qui sera dit pourra être retenu contre vous, toi, moi. Nous tous, mourrons le sourire aux lèvres, et la tête sur des pieux, comme les exemples de ce qu'il ne faudra plus jamais faire. Plus jamais, c'est-à-dire nevermore, encore qu'on en viendra à s'oublier et nos beaux exemples, ils partiront, comme tous, peut être encore plus qu'avant. On se retrouvera, on rira encore et on se verra fondre en belles flaques indigestes, parce que c'est tout ce qui restera. Et on frappera tant qu'on pourra, on frappera encore et toujours, jusqu'à s'en briser les ongles, jusqu'à en mourir avant même de s'en laisser le temps. Et il n'y aura plus que des os, ricanants dans des plaines de fondus, tout comme nous, oui. Et ça sera presque beau, parce que le silence prendra sa vraie place, la seule qu'il ait jamais mérité. Oui.]

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Automatic writing 5.

juin 21st, 2007 | Category: Compulsive logorrhea

Faseyer, flotter, battre au vent, comme une voile. Nos esprits, le mien, comme décharné sur un mât et qui contemple, de là haut, de par ses yeux de tempête. Don’t be afraid to be me. Evidemment, c’est plus facile à défaire qu’à dire. Qu’est ce que la suite maintenant, insert coins to continue? Non, ça ne marche pas comme ça. Tu t’es laissé larguer en chemin mon grand. De toute façon ça ne t’intéressait pas vraiment. Tu reprendras au prochain chapitre. Continue donc d’arracher des pages n’importe où. Le reste est réparé, tant pis pour le manque de discernement des autres. Burn them all. And watch them die. Oh, ça serait couler le bateau aussi. Qui prend déjà l’eau de toute part. Sans jamais rien rendre. Deux ou trois seaux par-dessus bord, mais rien de bien convaincant. Ça fait longtemps que l’équipage ne s’occupe plus de rien. Respirer encore, assez pour respirer encore un peu. A travers les ombres, voir les pulsations de ce qui aurait pu être quelque chose de commun, de loin cependant. Vous êtes tous tellement creux, ou presque. Intéressez-vous donc à vous, il y a tellement à faire. L’acharnement ne mène nulle part. Je fais déjà demi-tour de mon côté. Vu que toutes les issues sont closes, on mangera des pierres qu’on transformera en eau pour se noyer quand nos dents tomberont. Comme tout tombe. Watch them fall, watch them bleed. Laugh. Parfaitement, et ça me ferait plaisir de tout repeindre. Alors, la suite. Trépignons d’avance tandis que la narration fait une pause pour se laisser le temps de regarder de l’autre côté de la page s’il y a quelque chose à raconter. Avant que sa voix ne fonde dans les nuages. Coulés à même l’ombre. Et au fond du fond informe, là où repose en paix le tombeau de quelque doppleganger oublié ou simple image surnuméraire. Qui ne possède plus la moindre raison d’apparaître. Et qui se moque bien du contraire et de ses opposés. Vanités et prétention sont les légions humaines qui dévoreront toute once de sympathie dans leur guerre contre mon estime. Plat, une ligne encore, peut être, juste une et à peine de quoi se remettre sur les rails. Les doubles sens qui n’appartiennent à personne. Laissez-les-moi. Charognards.

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Automatic writing 4.

juin 09th, 2007 | Category: Compulsive logorrhea

(080607-23.45)

Les regrets viennent toujours ensuite. Après le « lost control » où on n’arrive plus à se distinguer du reflet, qui n’est pas vraiment le nôtre. Ni celui que l’on offre habituellement. Cassantes brisures et réciproques quand l’autre en face ne réplique pas, ou souris juste. On se sent plus idiot encore. Emporté qu’on a été par soi-même. Ce n’était pas moi, pas une bonne idée, pas moi. Mais qui le sait? C’est difficile de réparer quand elle tourne, la roue et se marque le long de la pente. Je n’arrange jamais rien. Ce n’est pas que ce soit systématique, c’est récurrent. Et l’effroi face à ce qu’on n’est pas, quand on est froid, droit dans les yeux, comme ça « qu’est-ce que tu veux? ». Et puis ça sort, trop tard. Envie de s’expliquer sans pouvoir. Forgive me. Où « forgive me not » c’est tout ce que je mérite. Encore que je n’en tirerai pas les leçons. Trop borné sans certitudes. Je laisse s’éloigner les mains tendues que je n’ai pas vues. Et l’amertume au visage, dans les remous des ratures, tout ce qui n’a pas été par manque de clairvoyance. Ne me laissez pas faire. Et ça finit toujours mal. J’ai mal commencé, je cache. Personne ne veut savoir, malgré la curiosité. Bien pire, bien plus que ce que l’on croit. Oh rien. Si je ne montre rien, il n’y a rien. Bien. Luttons en silence et composons avec le reste. Vos reproches assourdis, balancés comme on jette aux chiens des parpaings dans la gueule. Weak. Et qui lutte pourtant. J’y arriverai. Et on ne dira pas « c’est dommage » sincèrement. Qu’est ce que ça voudrait dire? Je hais consciencieusement. Et j’ai besoin de ça et des contreparties. You meant « versatile »? Evidemment, et plus que ça. « Cyclothymique » disait-on il y a longtemps. Principalement quand il est laissé à lui-même, le sujet traverse des états secondaires et changeants qui varient en fonction d’éléments anodins mais qui peuvent provoquer des phénomènes psychiques particulièrement violents d’un extrême à l’autre allant de passages d’euphorie à la dépression. Admettons. Nous-je-suis-sommes. Ce sujet. Et ses compléments. Triste. Ego flottant à la tonne sur de vastes plumes métalliques. Shrapnels et autres gaz asphyxiants, partout ce Je dégoulinant du Moi par tous les pores. Visqueux, noyé dans son soi-même détestable et vain à s’auto-contempler de plus en plus haut descendre de plus en plus bas. Rien, hordes malvoyantes. Vous avez bien raison. Heureusement tout ceci n’est qu’épanchement. Et coulures larmoyantes de vidages de soupapes ouvertures de vannes, la relecture efface dans la mémoire. J’ai trop de contrôle sur mes automatismes, qui sont au final des réflexes dont je connais trop d’éléments pour qu’ils aient de la valeur. Mais trop d’impulsions dans ce que je dirige. Soit le court circuit soit l’agissement toujours à la limite. Soit je me trompe. Sois, toi. Et détrompes moi, dis-moi donc que tu étais fausse ou vraie. Dans les deux cas j’aurais eu tort. Comme souvent. Admettre, mais ça ne sert à rien. Pas de concessions. Contemplez de loin, c’est tout. Et c’est le pourquoi de la tension. I need something else. Trop de trop-plein de vides et pas assez de changement. Des préparatifs, encore. Change my mind. Le jus d’orages déversé me dessert, mais que faire d’autre. Pardonnez-moi. Même si vous n’y gagnez rien dans l’immédiat. J’ai besoin de repos. De changer l’air dans ma tête. J’ai le plomb qui réfléchit mal, lentement. Fermer les yeux. D’accord.

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Automatic writing 3.

juin 08th, 2007 | Category: Compulsive logorrhea

On y voit ce qu’on y veut. C’était la vérité. Et le mensonge dans la vérité. Les éclats de verres brisés dans la bouche de l’enfant qui parlait. En filets le « ce qui ne doit pas être ». Email du filet et mots entrelacés. Comme dirait la chanson « on se lasse de tout ». Et tout perd sa substance, tout coule. Rien à faire des flaques. Ni des flocons. Ça sonnait juste. Avant que tout ne s’écrase. Cratères fumants et autres désastres grandioses sur fond de piano. Tu la vois, la pellicule. Rien de tout ça n’appartient à ton monde. Oh, crois donc. La déliquescence n’est rien sans ce formidable arrière goût de rêves brisés et d’espoirs déçus. That’s all. Et rien d’autre. No future, ça aurait presque été mieux. Mais personne n’y échappe. Tout va bien cela dit. Et toujours quand un par un des vaisseaux fatigués par trop d’usage cesseront d’officier. Une belle outre dégoulinante de sang. Tas de chair inanimé. Effectivement, ça en valait la peine. Et personne ne viendra jouer du piano là-dessus. Symphonie en mouches majeures et pourrissement, allegro ma non troppo. Et on sourira tous, parce que c’est comme ça qu’il faut faire. Les sentiments, c’est de la faiblesse intellectuelle. Tu ne sers à rien en dehors de ce qui est fixé dans ton contrat. Alors range-toi un peu. Fais toi oublier. Tu as su les oublier, les autres. Qui eux ne servaient pas plus ce que tu t’étais fixé. Des intérêts à la pelle. Qu’on ne sait plus quoi en faire. Hier était raté, ça tombe bien, hier n’existe plus. Et le passé est mort. Et il s’efface, ce qui n’a plus de liens avec l’aujourd’hui immédiat ne sert à rien. Une anecdote, peut-être, ça peut divertir. Tu veux savoir? Je ne me rappelle plus de ton visage. Sans doute que je devrais. J’oublie tous les visages, c’est ce qui part le plus vite. Restent des formes vagues. Deux-trois éclats de voix. Fading away into the void. Tout ça disparaît. Et les traces tangibles prennent la poussière. On les fourgue dans un coin et on retombe dessus un jour. Et ça ne fait même pas plaisir. Triste transformation. C’est malheureux parce que ce n’est pas volontaire. C’est comme ça. Phrase détestable au possible. Mais on ne peut pas la nier, c’est parfois, en effet, comme ça. Je suis trop conscient de mon inconstance. De toute façon, ça ne change rien. On va attendre, trouver un dérivatif quelconque, se faire sevrer brutalement, râler parce que c’est désagréable. Et retomber dans le plat, l’attente, et regarder avec un air moqueur ceux qui nous entourent. Se trouver bien, vide. Attendre et recommencer. Ne plus en avoir rien à faire, de moins en moins en tout cas. Salvateur détachement. Je radote. Mais au final je le pense toujours. On va faire comme ce double inexact, arrêter de se soucier de tout ça. Qu’est ce que ça m’apporte. Des satisfactions éphémères. Raturons tout ça. C’est réellement sans importance. Et je m’en convaincrai bien assez vite.

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Automatic writing

juin 04th, 2007 | Category: Compulsive logorrhea

Séduit par un texte de notre chère ex-Brèves, je me suis essayé à l’écriture automatique. Vous excuserez les redondances et les fautes de construction, c’est sorti tel quel.

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On se repasse toujours le même disque mou. Et ça déplaît, alors on déplace les plaies, en silence on dépasse les parapets. La violence rentre en face et laisse ses marques dures et remarques acerbes. Quoi? Encore nos étranges étrangers, cachés au fond de moi. Mais ici et là, c’est pareil. Ou même, il n’y a qu’ici. Tes projections, tu sais, saisis, les projets. La parano te guettes, je crois. Bien far away from home, sans qu’on sache pourquoi. Tu y es, et non. La tâche trop dure à imaginer, mettre nos platitudes en perspective oui. L’émotion ne jaillit plus par étincelles, n’est ce pas. On changera la pierre, il reste encore du gaz. Bien assez pour regretter les brûlures oui. En italique ou en diagonales, c’est toujours pareil, tu survoles, toujours pareil et tu ne t’intéresses jamais à rien. Tu crois catégoriquement, avec la souplesse d’un mur de bunker. Très bien alors, mais où sont passés les ronds dans l’herbe derrière nos départs? Nous n’étions pas là. Et alors il n’y a rien dans le rétroviseur. Pas faute d’avoir visé la tête. Mais elle est tellement pleine de vide que le vent y souffle sans cesse. Taisons-le, il ne raconte jamais rien. C’est moi dans l’autre sens. Qu’est-ce qu’un petit peu? Un quasi-rien-du-tout, une ébauche de semi-néant. Existant par la faute d’un inconscient qui a fait l’erreur de prononcer son nom. Je pense trop vite, le papier fume. Alors c’est encore, pas perdu? Le sursis toujours, toutes nuits. Qu’on les délaisse ces noirceurs pourtant si présentes. Noircir sur l’obscurité, belle continuité. Une page blanche, c’est lumineux de concision, c’est certain. Et on passe à travers, on ne se cogne pas sur toutes ces lettres à passer à la serpillière. Le buvard serait trop doux. Pas encore s’arrêter, tout est encore à dire disaient-ils, ces gens morts. Mes virgules flottent un peu n’importe où, je crois. Mais c’est mieux, de pouvoir respirer. On ne sert plus à rien une fois bleuis. Quoi qu’en pensent nos amis les cadavres célèbres. Restez où vous êtes. Vous avez le mérite d’avoir tout fait. A rechercher c’est certain. Wanted, alive si possible, quelque chose à faire. Something to live for. Qu’est ce que c’est angoissant, quatre mots étrangers. Et tes abstractions, tu veux y croire? Ça n’existe même pas, c’est illusoire. Et passé quarante ans, tu pleureras sur ton ordonnance de Xanax. Rien. Magnifique bilan, certes. C’est lumineux de concision, une page blanche. Existe-t-il quelque chose de pire, dans ce cas? Non, pas de réponse, laisse ma rhétorique en paix. Elle assume déjà mal sa laideur. Un ornithorynque des mots. En tout cas, ça sonne. L’absurdité donne mal aux gencives. Ou au poignet, sans doute plus. Tu savais que les gens devenaient meilleurs? C’est triste pour ceux que j’ai effacés. Quoi? Ah oui, personne derrière la tonalité atone. Ça ne m’étonne plus. Tout est devenu plastique. Jolis décors creux. Il manque des raccords à ton sourire et il faudra repeindre ton enthousiasme. La question est de savoir à partir de quand a eu lieu la substitution. Toutes à tes pieds? Je n’en ai plus. Et ce ne sont pas plus que des trompe-l’horloge parlantes. Il faut croire que j’ai changé d’objectif sans prendre connaissance du nouveau. Capitaine, nous naviguons vers nulle part, toutes voiles dehors en balançant notre cargaison par-dessus bord. Très bien, bientôt nous serons la cargaison. Le papier flotte mal, jamais sans dommage et reste froissé ensuite. Eteins tes cascades, on ferme. De toute façon il n’y aura jamais d’arc-en-ciel sous tes yeux.

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